La Bourse de Paris redémarre, Montupet accélère


Après avoir chuté hier, le CAC 40 se reprend et progresse légèrement, de 0,10%, à 4.432,83 points. Les valeurs pétrolières bénéficient du rebond du cours du baril de Brent. Les constructeurs Renault (-2,33%) et Peugeot (-2,56%) sont encore à la peine, tandis que les équipementiers automobiles prennent le large après avoir précisé qu'ils n'étaient pas concernés par l'affaire Volkswagen.  

La Bourse de Paris repart dans le vert

 

La valeur du 23 septembre 2015 : Montupet

Après PSA, Renault et Plastic Omnium, une nouvelle entreprise du secteur automobile fait savoir qu’elle n’est pas concernée par l’affaire Volkswagen et le truquage des émissions polluantes de véhicules diesel. L’équipementier Montupet a ainsi déclaré ne pas être affecté par les problèmes que rencontre le constructeur allemand.

« Le groupe Montupet ne fournit en effet au groupe Volkswagen que les culasses V6 diesel de la marque Audi, en aucun cas concernées par le problème de norme anti-pollution », a indiqué la société dans un communiqué. L’entreprise française tient à bien clarifier la situation : « Le rapport de l’agence américaine EPA (Environmental Protection Agency) du 18 septembre 2015 n’a donc pas de conséquences sur le groupe Montupet. »

L’équipementier a par ailleurs rappelé la solidité de son carnet de commandes et confirmé ses objectifs de croissance et de rentabilité pour 2015, ainsi que ses « excellentes perspectives » pour 2016. La valeur bondit de 10,26%, à 57,17 euros, et caracole en tête de l’indice SBF 120. Les équipementiers Faurecia et Plastic Omnium progressent également de 2,38 et 3,17%, quand les titres Michelin et Valeo s’adjugent respectivement 0,95 et 1,70%.

Total accusé de manipulations aux Etats-Unis

Le pétrolier est accusé par la Federal Energy Regulatory Commission (Ferc) d’avoir manipulé le marché du gaz naturel dans le sud-ouest des Etats-Unis, de juin 2009 à juin 2012. Cette commission, chargée de réguler le secteur de l’énergie outre-Atlantique, n’a pas fait mention d’une éventuelle amende dans sa notification d’infraction présumée.

Les manipulations, opérées via des transactions sur le marché physique du gaz naturel, étaient « destinées à faire évoluer des prix de marché indexés dans un sens qui profite aux positions afférentes de la société », indique la Ferc. L’autorité de régulation soupçonne deux employés de Total en particulier, qu’elle a nommément désignés. La major française a réagi à ces accusations, les jugeant infondées et se disant convaincue que sa filiale TGPNA (Total Gas and Power North America) ou ses salariés n’avaient commis aucune des allégations de la Ferc. Le titre Total s’adjuge 2,18%, à 40,63 euros, et termine en tête du CAC 40.

Vallourec : contrat de 40 millions de dollars outre-Atlantique

Le fabricant de tubes sans soudures a obtenu un contrat pour la livraison de conduites sous-marines destinées à équiper un projet majeur au sud de la Louisiane, dans le golfe du Mexique. La société va fournir 14.000 tonnes de tubes à l’entreprise pétrolière américaine Hess Corporation.

« Le montant total du contrat s’élève à 40 millions » de dollars, a déclaré Didier Hornet, directeur de Vallourec pour l’hémisphère Est, lors d’une conférence téléphonique. Ce projet offshore, baptisé « Stampede », s’effectuera en eaux profondes, à 185 kilomètres de la côté. Le cours de Bourse chute néanmoins de 4,71%, à 8,995 euros.

Alcatel-Lucent : Nokia confirme ses engagements en France

La société finlandaise Nokia a formalisé auprès du ministre français de l’Economie, Emmanuel Macron, ses engagements pris en matière d’innovation dans l’Hexagone, dans le cadre de sa fusion avec Alcatel-Lucent. Le PDG de l’opérateur télécoms, Rajeev Suri, a confirmé qu’un rôle de « pilotage » des activités de recherche et développement serait confié à la France. Il prévoit de s’appuyer sur des centres d’expertise technologique dans le pays, dédiés, entre autres, à la 5G, à la cyber-sécurité et à la transmission optique.

Nokia a également précisé vouloir investir dans l’innovation digitale, via un fonds à long terme doté d’environ 100 millions d’euros. Le groupe s’est en outre engagé à préserver l’emploi en France pendant une durée d’au moins deux ans après la finalisation de l’opération de fusion avec Alcatel-Lucent. La valeur de l’équipementier télécoms franco-américain grimpe de 1,75%, à 3,20 euros.

Orpea confirme ses objectifs annuels

Le gestionnaire de maisons de retraite et de cliniques de soins a enregistré un chiffre d’affaires de 1,12 milliard d’euros au premier semestre 2015, en croissance de 26%, dont 5,7% organique. L’Ebitda (excédent brut d’exploitation) s’est également amélioré de 16,6%, pour atteindre 191 millions d’euros. Le bénéfice net part du groupe a quant à lui progressé de 10,9%, à 71,5 million d’euros.

La société a par ailleurs annoncé l’acquisition de Vitalis, groupe régional allemand de maisons de retraite, qui permet de renforcer l’offre d’Orpea de 2.487 lits outre-Rhin. Pour l’ensemble de l’exercice 2015, l’entreprise française confirme ses objectifs financiers : un chiffre d’affaires de 2,38 milliards d’euros, en hausse de 22,1%, et une solide rentabilité. Le cours l’action Orpea bondit de 4,5%, à 71,44 euros.