Le Bitcoin fait de la résistance après les nouvelles restrictions de la Chine


Fustigé à nouveau par la Banque centrale de Chine, le cours de la crypto-monnaie (le Bitcoin) s'est effondré mercredi 18 décembre 2013, perdant 50% de sa valeur en deux jours seulement. Mais la devise virtuelle s'est reprise dans la foulée pour se stabiliser au-delà des 500 euros.

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Toujours plus surprenant, le Bitcoin, après avoir dépassé le cours de l’or début décembre, n’en finit plus de faire le yoyo, donnant de belles sueurs froides aux investisseurs. Dernière secousse en date, une chute vertigineuse mercredi 18 décembre 2013 où la devise a vu son cours perdre pratiquement 50%. La raison, de nouvelles restrictions des autorités financières chinoises.

La Chine n’aime pas le Bitcoin

Après avoir invité les institutions bancaires du pays à ne pas utiliser la monnaie numérique le 5 décembre dernier, l’Empire du Milieu a frappé un grand coup mardi 17 décembre 2013 en interdisant aux plates-formes de paiement sur Internet d’accepter des opérations en Bitcoins. Pire encore, BTC China, l’une des principales plateformes mondiales de transactions de la monnaie a annoncé sur son site qu’elle n’acceptait, désormais, plus de dépôts en Yuans des usagers sur le portefeuilles électroniques. La décision a été prise en raison de « nouveaux règlements gouvernementaux », explique BTC China. Après les institutions financières, la Chine s’attaquerait donc aux particuliers et surtout aux spéculateurs qui ne peuvent plus renflouer leurs portefeuilles. Néanmoins le patron de la plate-forme a ensuite tenu à rassurer ses utilisateurs : « Nous restons opérationnels, et nous continuons les échanges », les usagers pouvant toujours vendre ou acheter des Bitcoins ou bien retirer des yuans, a expliqué Bobby Lee à l’AFP.

Des restrictions qui démontrent une fois de plus la volonté des autorités chinoises de contrôler la monnaie décentralisée. « En Chine il y a un contrôle des changes, le Bitcoin était un moyen d’éviter ce contrôle. La Banque centrale de Chine a donc décidé de mettre un frein sur la devise numérique », nous expliquait récemment Philippe Herlin, chercheur en finances. Une nouvelle entrave à la monnaie star de cette fin d’année qui aurait pu lui être fatale.

Descendre pour mieux remonter

En faisant exploser le bulle spéculative ainsi, beaucoup ont cru signer l’arrêt de mort de la devise numérique. Seulement le Bitcoin tient le coup et est remonté dès le lendemain pour voir son cours se stabiliser vendredi 20 décembre 2013 autour de 530 euros, reprenant ainsi 47% par rapport à mercredi. Signe une nouvelle fois de l’incroyable volatilité de la crypto-monnaie, qui lui vaut les foudres de nombreuses Banques centrales mondiales comme la Norvège, la France ou encore l’EBA (l’Autorité bancaire européenne). Pas de quoi achever pour autant la devise décentralisée, qui a tenu le choc une nouvelle fois.
Le Bitcoin avait déjà survécu à un premier mini-krach en avril, se dévaluant alors de 80% en quelques jours avant de se reprendre et d’atteindre son plus haut historique début décembre.

 

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