Le « Brexit » provoque un krach boursier


Pari loupé pour les investisseurs, qui avaient misé sur un maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne. Conséquence, la Bourse de Paris chute très lourdement, le CAC 40 dévissant de 8,04% pour clôturer la séance du vendredi 24 juin 2016 à seulement 4.106,73 points. Les valeurs financières sont les premières impactées par le « Brexit ».

Le CAC 40 et le secteur financier dégringolent

La valeur du 24 juin 2016 : Société Générale

L’établissement bancaire, comme les autres valeurs financières, s’inscrit en très forte baisse à la Bourse de Paris, suite au résultat du référendum outre-Manche entraînant la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne au cours des prochaines années. Les actifs libellés en livres sterling, la devise britannique, risquent notamment de voir leur valeur chuter.

Les incertitudes quant aux conséquences financières de ce « Brexit » font plonger le titre de 20,41%, à 28,86 euros, et la Société Générale termine lanterne rouge du CAC 40. BNP Paribas et Natixis lâchent également plus de 17%. Crédit Agricole et Axa dégringolent respectivement de 14 et 15,48%.

Eurotunnel maintient ses objectifs malgré le « Brexit »

L’exploitant du tunnel sous la Manche se veut rassurant après la victoire du « oui » pour une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. « L’issue du référendum ne devrait pas affecter les activités de la concession du tunnel », indique la direction dans un communiqué. « Le Royaume-Uni n’ayant jamais été dans l’espace Schengen, les biens et personnes transitant par le tunnel sous la Manche resteraient soumis aux mêmes procédures qu’actuellement », rappelle-t-elle.

L’entreprise maintient par conséquent ses objectifs financiers. « Une baisse de la livre sterling ferait baisser le montant de la dette du groupe dans cette monnaie », souligne même la société. A la clôture, la valeur chute de 14,53%, à 10 euros, après avoir dégringolé de 34% en début de journée.

Vivendi : Bolloré cèderait la présidence du conseil de surveillance de Canal+

Le président de Vivendi, Vincent Bolloré, quitterait dès cet été la présidence du conseil de surveillance du groupe Canal+, filiale de l’entreprise de communication et de divertissement, indique Le Figaro. Selon le quotidien, il souhaiterait en retour faire entrer son fils Yannick au conseil, au plus tard en 2017.

Le président du directoire de Vivendi, Arnaud de Puyfontaine, pourrait de son côté retrouver la présidence du conseil de surveillance de la société audiovisuelle. Le titre de la multinationale cède 6,64%, à 15,60 euros.

Thalès : DCNS vise un milliard d’euros de revenus dans l’énergie hydrolienne

DCNS, dont l’électronicien détient 35% du capital, compte réaliser un milliard d’euros de chiffre d’affaires dans l’énergie hydrolienne d’ici une dizaine d’année, selon Reuters. Cette activité devrait représenter jusqu’à 25% des ventes du leader européen de l’industrie navale militaire à l’horizon 2025. La société, dont l’Etat détient également 64%, espère vendre son premier système hydrolien commercial d’ici quatre ans. Le cours de l’action Thalès lâche 4,76%, à 72,29 euros.

Valeo fixe à 64,61 euros le prix de conversion de ses obligations

L’équipementier automobile a fixé à 64,61 euros le prix de conversion initial de ses obligations convertibles remboursables uniquement en numéraire à échéance 2021, soit une prime de 45% par rapport au cours de référence de l’action (44,56 euros). Ce placement obligataire représente un montant total de 450 millions de dollars. La valeur recule de 10,11%, à 42,63 euros.

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