Le CAC 40 en léger repli, les valeurs du tourisme plombées par les attentats


La Bourse de Paris a clôturé proche de l'équilibre, malgré les attaques sanglantes dont a été victime l'agglomération parisienne. La progression des valeurs liées au pétrole et à la défense, ainsi que la bonne tenue de Wall Street, ont permis de contrebalancer le net recul des entreprises des secteurs du tourisme et du luxe. Le CAC 40 affiche ainsi une légère perte, de 0,08%, à 4.804,31 points.  

Le CAC 40 résiste après les attentats de Paris

 

La valeur du 16 novembre 2015 : Air France – KLM

Le titre de la compagnie aérienne, comme les autres valeurs liées aux transports, chute en Bourse après les attentats meurtriers de vendredi soir. Si les contrôles de sécurité ont été renforcés dans les aéroports, le transporteur franco-néerlandais a rapidement réagi en indiquant qu’il maintenait ses vols depuis et vers la France. Néanmoins, ces contrôles devraient entraîner des retards. Le cours de l’action lâche 5,67%, à 6,41 euros, et Air France – KLM finit avant-dernier de l’indice SBF 120.

Aéroports de Paris voit également sa valeur reculer de 3,73%, à 107,05 euros, en dépit du fait que les aéroports de Roissy-Charles-de-Gaulle et d’Orly, dont la société est propriétaire, soient restés ouverts. Eurotunnel abandonne aussi 3,04%, à 11,95 euros. Enfin, les valeurs liées au tourisme pâtissent du climat d’insécurité. Le groupe hôtelier Accor perd 4,71%, à 39,52 euros, et les valeurs du luxe s’inscrivent en repli, à l’image de LVMH (- 1,39%) et d’Hermès (- 1,35%).

Thalès pourrait profiter de l’annulation d’un appel d’offres en Turquie

L’électronicien, spécialisé dans l’aéronautique et la défense, pourrait profiter de l’annulation d’un appel d’offres par la Turquie. Celui-ci portait sur un système de missiles de défense de longue portée attribué en 2013 à une entreprise chinoise, prête à investir 3,4 milliards de dollars dans le projet.

Un consortium européen, dont Thalès faisait partie, avait fini deuxième de l’appel d’offre organisé en septembre 2014. « La Turquie va maintenant lancer son propre projet pour construire un tel système de défense », a néanmoins déclaré un responsable au sein du cabinet du Premier ministre turc Ahmet Davutoglu. Le titre s’adjuge 3,3%, à 67,70 euros, et prend la quatrième place du SBF 120.

Saft annonce de nouveaux objectifs financiers

Le fabricant de batteries de haute technologie a actualisé ses objectifs financiers à l’occasion du lancement de son plan de transformation stratégique « Power 2020 ». Le groupe vise à présent pour 2019 un chiffre d’affaires supérieur à 900 millions d’euros et une marge d’Ebitda (excédent brut d’exploitation) supérieure à 16%.

En outre, Saft annonce une politique de distribution de dividendes annuels à hauteur de 40 à 50% du résultat net, ainsi que le lancement d’un programme de rachat d’actions pour un montant pouvant aller jusqu’à 60 millions d’euros au cours des 12 prochains mois. Le titre grimpe de 3,31%, à 26,83 euros, et termine troisième du SBF 120.

Vivendi demande quatre représentants auprès de Telecom Italia

La société de communication et de divertissement a demandé quatre représentants au conseil d’administration de Telecom Italia, a indiqué dimanche l’opérateur italien. Le groupe de Vincent Bolloré, qui possède 20,03% de l’entreprise transalpine, a également proposé d’augmenter à 17 le nombre des administrateurs, contre 13 actuellement.

Vivendi souhaite que cette idée soit soumise aux actionnaires lors de l’assemblée générale, prévue le 15 décembre. La société propose notamment la nomination au conseil de son président du directoire, Arnaud Puyfontaine, et de son directeur général en charge des opérations, Stéphane Roussel. Le titre cède 1,20%, à 19,71 euros.

Genfit : une étude de phase 3 pour traiter une maladie hépatique

Le laboratoire biopharmaceutique a annoncé le lancement d’ici la fin de l’année de l’étude de phase 3 de l’Elafibranor, son traitement contre la Nash, une maladie hépatique pour laquelle il n’existe aujourd’hui aucun traitement. Cet essai pivot sera mené auprès d’environ 1.800 patients dans 200 centres répartis dans le monde.

« Sur la base de nos interactions récentes avec les agences, il a été convenu que l’autorisation de mise sur le marché sera possible après une analyse intermédiaire, après 72 semaines de traitement, sur base d’un critère principal de résolution de la Nash », indique dans un communiqué le président du directoire de Genfit, Jean-François Mouney. La valeur décolle de 8,93%, à 44,30 euros, et caracole en tête du SBF 120.