Le CAC 40 interrompt sa hausse, Safran chute


L'indice parisien entame la semaine dans le rouge après avoir enchaîné six séances d'affilée dans le vert. Le CAC 40 cède ainsi 0,27%, à 4.688,70 points, la faiblesse des volumes d'échange illustrant l'attentisme des investisseurs avant la publication des résultats des entreprises pour le compte du troisième trimestre.  

Le CAC 40 a stoppé sa série haussière

 

La valeur du 12 octobre 2015 : Safran

Le titre décroche à la suite d’une information publiée dans le Financial Times. Selon le quotidien financier, la Commission européenne a ouvert une enquête sur les pratiques commerciales de certains équipementiers aéronautiques. Elle viserait à déterminer si les compagnies aériennes ont été contraintes de conclure des contrats de maintenance de leur flotte d’avions contraires aux règles de la concurrence.

Deux matériels spécifiques seraient concernés, dont le moteur CFM56 choisi par Boeing pour son prochain 737 et conçu par une coentreprise entre l’américain General Electric et Safran. Selon le journal britannique, l’exécutif européen s’est pour le moment refusé à tout commentaire au sujet de cette enquête, qui n’en serait qu’à ses prémices. L’équipementier tricolore Safran cède 5,07%, à 67,40 euros, et finit avant-dernier du CAC 40.

Air Liquide signe un nouveau contrat en Chine

Le spécialiste des gaz industriels a signé un nouveau contrat à long terme avec une filiale du pétrolier chinois Yanchang Petroleum Group. Selon cet accord, la société tricolore investira 80 millions d’euros dans deux unités de pointe de séparation des gaz de l’air (ASU), d’une capacité totale de 2.800 tonnes d’oxygène par jour.

La mise en service des nouvelles ASU est prévue pour le premier trimestre 2018. Implantées dans la ville de Yan’an, dans la province de Shaanxi, au centre de la Chine, elles seront construites par les équipes d’Air Liquide, puis détenues et exploitées par le groupe français. Le titre lâche 0,27%, à 110,15 euros.

PSA Peugeot Citroën assigné en justice par la CFDT

La CFDT a annoncé vendredi avoir assigné en justice le constructeur automobile, afin de contester l’externalisation de certaines activités. Dans un communiqué, le syndicat explique s’opposer aux transferts envisagés car les services concernés « ne sont pas des entités économiques autonomes ».

L’assignation auprès du tribunal de grande instance de Versailles a été adressée au groupe en milieu de semaine, a indiqué une porte-parole de la CFDT. PSA Peugeot Citroën a annoncé des externalisations en juillet, dans le cadre de son plan de redressement « Back in the Race ». Elles concernent plusieurs centaines de salariés, dans des fonctions de recherche et développement.

« Nous regrettons cette position qui ne s’inscrit pas dans le cadre du dialogue social constructif chez PSA », a déclaré un porte-parole du constructeur, en réponse à l’action en justice de la CFDT. Le cours de l’action Peugeot progresse de 0,13%, à 14,86 euros.

STEF ne reprendra pas la SNCM

La société spécialisée dans la chaîne du froid a retiré son offre pour la reprise de la compagnie maritime SNCM, placée en redressement judiciaire en novembre 2014. STEF invoque le refus de la Commission européenne de lui apporter des garanties pour expliquer cette décision.

« A défaut d’accord de l’Autorité de la concurrence et de la Commission européenne, l’offre de la société D’Orbigny Maritime, fédérée par STEF, ne pourra être présentée au tribunal de commerce de Marseille lors de l’audience du 14 octobre », fait savoir l’entreprise dans un communiqué.

L’Autorité de la concurrence a pour sa part indiqué qu’elle « n’avait ni autorisé ni interdit l’opération » à ce stade et qu’elle avait « délivré une dérogation à effet suspensif afin de permettre à STEF de présenter son offre ». Le cours de Bourse stagne, à 62,25 euros.

Alstom équipera la future ligne de tramway de Nice

L’équipementier ferroviaire a été choisi pour fournir les 19 rames de la ligne Ouest-Est du tramway Nice Côte d’Azur. Le montant du contrat s’élève à 91 millions d’euros, pour une livraison prévue à l’été 2017 et une mise en service en 2018. Alstom assurera la conception et la fabrication des rames de 44 mètres, possédant chacune une capacité de 300 personnes.

« Cette commande est assortie d’options pour 3 à 18 rames supplémentaires, leur système de recharge d’énergie et la maintenance de celui-ci pendant 12 ans », précise la société dans un communiqué. La valeur prend 0,05%, à 28,28 euros.