Le CAC 40 tiré vers le bas par l’automobile et les matières premières


La Bourse de Paris entame la semaine dans le rouge. Les secteurs des matériaux de base et de l'automobile enregistrent les plus fortes baisses sectorielles, suivis par les valeurs bancaires. Le CAC 40 plonge de 2,76%, à 4.357,05 points, sans qu'aucune entreprise ne termine dans le vert.  

La Bourse de Paris entame la semaine dans le rouge

 

Le scandale Volkswagen n’a pas fini d’impacter le secteur automobile, qui s’ancre encore dans le rouge lundi 28 septembre 2015. Renault et Peugeot dévissent ainsi de 4,48% et 5,08%. Les équipementiers Montupet (- 5,70%), Faurecia (- 4,86%) et Plastic Omnium (- 5,55%) enregistrent également de fortes baisses.

Dans le sillage du groupe minier Glencore, coté à Londres, les valeurs liées aux matières premières s’affichent en queue de peloton, affectées par la chute de 8,8% sur un an des profits des entreprises industrielles chinoises. ArcelorMittal (- 7,96%) finit lanterne rouge du CAC 40, tandis que le producteur d’acier Aperam (- 8,07%) termine avant-dernier dernier du SBF 120.

Les valeurs bancaires ne sont pas en reste et accusent la troisième plus importante baisse sectorielle. BNP Paribas lâche 3,86%, quand Société Générale perd 4,05% et Crédit Agricole 3,43%.

La valeur du 28 septembre 2015 : Sanofi

Le laboratoire pharmaceutique et son partenaire américain Regeneron ont obtenu le feu vert de la Commission européenne pour mettre sur le marché Praluent, un produit qui doit servir à traiter les patients atteints d’hypercholestérolémie caractérisée par un taux élevé de « mauvais cholestérol ».

Le traitement sera disponible en deux doses de départ (75 mg et 150 mg), en injection unique de 1 millilitre une fois toutes les deux semaines, précisent les deux sociétés dans un communiqué commun. Les malades pourront s’auto-administrer cette solution thérapeutique à l’aide d’un stylo pré-rempli à dose unique.

« Dans les essais de phase 3, la majorité des patients qui ont commencé par la dose la plus faible de Praluent (75 mg) ont pu atteindre leur objectif prédéfini en matière de cholestérol-LDL et ont continué le traitement à cette dose pendant toute la période d’évaluation », explique le docteur Michel Farnier dans le communiqué. Praluent avait déjà été approuvé aux Etats-Unis en juillet. Le cours de l’action Sanofi abandonne 2,95%, à 84,44 euros.

Engie : incertitude sur deux réacteurs belges

L’énergéticien ne peut pas assurer que le calendrier de redémarrage de deux réacteurs nucléaires belges appartenant à sa filiale Electrabel sera respecté. « On a fait notre part, maintenant ça ne dépend pas de nous », a déclaré le PDG du groupe, Gérard Mestrallet, au journal Le Figaro. Et de préciser : « Nous avons déposé le dossier auprès de l’Autorité fédérale de contrôle nucléaire belge en juillet. Elle l’a accepté et a diligenté un consultant indépendant américain pour l’examiner. »

Les réacteurs Doel 3 et Tihange 2, à l’arrêt depuis fin mars en raison de la découverte de microfissures, devaient être remis en marche le 1er juillet dans un premier temps, avant que leur réouverture soit repoussée au 1er novembre. Leurs cuves ont notamment dû faire l’objet de tests supplémentaires. Le titre Engie lâche 2,95%, à 14,15 euros.

Airbus : accord stratégique avec Atos sur la cyber-sécurité

L’avionneur européen et la société de services numériques Atos s’allient pour mutualiser leur recherche et développement dans le domaine de la cyber-sécurité. Les deux groupes ont signé un accord de partenariat stratégique afin de proposer une offre globale de produits, services et solutions pour lutter contre le piratage informatique.

« En combinant leurs expertises et leurs R&D respectives en Europe, les deux partenaires pourront à titre d’exemple, travailler sur le développement de solutions de sécurité pour les entreprises élargies (groupe, filiales et chaîne d’approvisionnement) », indiquent Airbus Defense and Space et Atos dans un communiqué commun.

Les deux sociétés prévoient de s’adresser à un large éventail d’activités et d’industries, du secteur banques et assurances au secteur public, en particulier la défense. Le cours de l’action d’Airbus perd 3,08%, à 52,49 euros, tandis que le titre Atos cède 1,19%, à 67,92 euros.

Air France promet 100 millions d’euros à ses salariés

La compagnie aérienne a promis de reverser 100 millions d’euros fin 2017 à ses quelque 64.000 employés et d’embaucher de nouveaux pilotes d’ici 2017-2018. La direction espère ainsi séduire les syndicats alors que l’ultimatum lancé pour qu’ils signent le plan de restructuration « Perform 2020 » prend fin mercredi. Ce plan prévoit notamment d’augmenter de plus de 100 heures par an le temps de travail des salariés sans modifier leur rémunération.

Il doit permettre de dégager un résultat d’exploitation de 750 millions d’euros en 2017. « Nous allons réduire une bonne partie de l’écart (avec les concurrents). Et nous allons rapprocher notre niveau de compétitivité de celui de KLM dont les syndicats viennent de ratifier leur partie du plan Perform », a déclaré au Figaro Frédéric Gagey, le PDG de la compagnie. Le titre Air France – KLM cède 3,43%, à 6,14 euros.

Cegereal racheté par un fonds américain

La société foncière passe sous pavillon américain. Le fonds immobilier Northwood Investors a annoncé un accord pour acquérir la participation de 59,78% de Commerz Real dans l’entreprise française. L’opération devrait se concrétiser au cours du mois de novembre 2015.

L’acquisition se fera au prix de 35,62 euros par action. « Ce prix fera l’objet d’ajustements usuels sur la base des comptes à la date de réalisation de l’acquisition », est-il précisé dans un communiqué commun aux trois groupes. Conformément à la réglementation française, Northwood Investors déposera un projet d’offre publique un premier trimestre 2016.

L’entreprise américaine compte maintenir la cotation du titre Cegereal et indique qu’elle allouera « d’importantes ressources pour soutenir la croissance » de la société. La valeur du français décolle de 23,81%, à 33,96 euros.