Le CAC 40 voit rouge, feu vert pour Peugeot et Renault


La Bourse de Paris recule pour une deuxième séance de suite. Le CAC 40 subit les craintes sur la croissance dans la zone euro et l'anticipation d'une hausse des taux de la Réserve fédérale américaine (Fed) en décembre. L'indice lâche 1%, à 4.807,95 points. Seules quatre valeurs terminent dans le vert, dont Renault (+0,71%) et Peugeot (+0,83%).  

Le CAC 40 termine à nouveau dans le rouge ce vendredi 13 novembre

 

La valeur du 13 novembre 2015 : Bouygues

Le géant des BTP a fait part d’un chiffre d’affaires de 23,82 milliards d’euros sur les neuf premiers mois de l’année, en repli de 2%. Son résultat opérationnel courant s’améliore quant à lui de 13,5%, pour atteindre 597 millions d’euros. Hors éléments exceptionnels, le bénéfice net part du groupe ressort en légère hausse, à 320 millions d’euros.

L’opérateur Bouygues Telecom a de son côté vu son nombre d’abonnés augmenter sur la période. Il comptabilise 520.000 nouveaux clients sur mobile depuis janvier et de 268.000 sur le haut et le très haut débit fixe.

La société de Martin Bouygues confirme ses objectifs annuels et vise un retour à la croissance à partir de 2016. Dans un communiqué, elle indique s’attendre à une amélioration de la marge opérationnelle courante de sa chaîne TF1. Le titre cède 0,32%, à 34,80 euros, alors qu’il s’affichait en tête du CAC 40 en début de séance.

Teleperformance confirme ses objectifs annuels

Le spécialiste des services clients externalisés a enregistré un chiffre d’affaires de 838 millions d’euros au troisième trimestre 2015, en croissance organique de 7%. La progression de l’activité est comparable à neuf mois, puisque les revenus de l’entreprise augmentent de 7,5%, à 2,5 milliards d’euros.

« Pour 2015, nous confirmons notre objectif annuel de croissance du chiffre d’affaires, supérieure ou égale à 7% à données comparables, ainsi que notre objectif de marge opérationnelle courante qui devrait être supérieure ou égale à 10,3% », précise la direction du groupe dans un communiqué. La valeur bondit de 4,04%, à 74,95 euros, et caracole en tête du SBF 120.

EDF : les salariés-actionnaires estiment le projet Hinkley Point trop risqué

Le projet de l’électricien de construire deux réacteurs nucléaires à Hinkley Point, en Angleterre, pour 18 milliards de livres (25,4 millions d’euros) menace la survie du groupe, estime une association de salariés actionnaires de l’opérateur public. Cette dernière invoque le coût très élevé que représente cet investissement, rapporte Reuters.

En octobre, la société avait annoncé un partenariat avec le chinois CGN pour mettre en œuvre ce projet. Ce qui n’empêche pas les analystes de douter des modalités de financement des deux réacteurs, qui s’ajoutent à d’autres investissements d’EDF dans le parc nucléaire français.

« Actionnariat Salarié (EAS) demande à EDF de stopper ce projet, dont les risques financiers sont trop importants pour notre entreprise et qui pourrait menacer la survie d’EDF », a écrit l’association. Le cours de l’action cède 0,76%, à 14,93 euros.

Orange : l’Arcep plafonne les tarifs pour les autres opérateurs

L’Autorité de régulation des télécoms (Arcep) a lancé une consultation publique afin d’encadrer les tarifs pratiqués par l’ex-France Telecom pour donner accès à son réseau aux autres opérateurs en 2016 et en 2017. Ces plafonds tarifaires obligeront Orange à pratiquer des prix « reflétant les coûts », précise l’Arcep dans un communiqué. Le tarif mensuel de l’offre, actuellement de 9,05 euros par mois et par accès, ne pourra excéder 9,10 euros en 2016 et 9,45 euros en 2017.

L’Autorité de régulation indique vouloir aussi « engager courant 2016 une phase de consultation élargie avec l’ensemble des acteurs du marché dans l’optique d’un second encadrement tarifaire pour la période 2018-2020 ». Le cours de Bourse perd 0,15%, à 16,25 euros.

Vivendi monte encore au capital de Gameloft

La société de communication et de divertissement a augmenté sa participation dans Gameloft. Elle détient désormais 15,53% du capital de l’éditeur de jeux vidéo pour mobile et 13,73% des droits de vote, selon un avis de l’Autorité des marchés financiers (AMF).

Vivendi possédait déjà 10,39% du capital de l’entreprise depuis fin octobre 2015. Elle détient en outre une participation de 10,20% dans Ubisoft, le concurrent français de Gameloft. La société de Vincent Bolloré avait annoncé le 26 octobre ne « pas écarter » une éventuelle prise de contrôle des deux éditeurs de jeux vidéo dans les six prochains mois. Le titre Vivendi abandonne 0,82%, à 19,95 euros.