Les actionnaires ne préfèrent pas recevoir un dividende en période de crise


Capitalcom, une agence de communication intégrée, a dévoilé son septième baromètre annuel des attentes des actionnaires individuels de l'indice CAC 40. Dans ce contexte financier morose, ces derniers désirent indexer la rémunération des dirigeants sur des performances durables ou ne pas recevoir de dividendes en temps de crise.

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Les actionnaires veulent maîtriser la rémunération des dirigeants

L’enquête de Capitalcom fait ressortir que 82% des actionnaires interrogés se déclarent favorables au principe d’un vote consultatif en assemblée générale sur le package de rémunération des dirigeants, contre 65% en 2011. Proxinvest, société de conseil aux investisseurs, a indiqué que les quarante dirigeants du CAC 40 ont bénéficié pour 2010, d’une hausse moyenne de 34% de leur rémunération pour un montant moyen de 4,11 millions d’euros. Lors de la crise de 2008-2009, le sujet de la rémunération avait fait débat pendant les assemblées générales.

Ainsi, 92% des investisseurs questionnées estiment que la rémunération des dirigeants devrait être davantage indexée sur la performance des entreprises à moyen/long terme et seulement 53% sont pour l’indexation de la rémunération variable des dirigeants des grandes entreprises sur des critères environnementaux et/ou sociaux.

Ils ne croient pas à l’effondrement de l’Euro

Concernant l’effondrement de l’euro, 90% des individus interrogés déclarent ne pas croire à l’éventualité d’une disparition de la monnaie unique. « Même si ce scénario du pire devenait réalité, 65% des actionnaires affirment que cela n’aurait pas d’impact direct sur leurs décisions d’investissements », précise Capitalcom.

Une valorisation boursière déconnectée des performances

54% du panel reste confiant quant à l’avenir de l’actionnariat individuel en France. Néanmoins, le sondage révèle quelques craintes à court et moyen termes. En effet, 65% des actionnaires interrogés considèrent que la valorisation boursière des grandes entreprises est de plus en plus déconnectée de leurs performances. Une grande majorité considère également insuffisante la communication des groupes sur la prévention et la gestion de leurs risques.

Pas de dividende en temps de crise

La moitié (49%) des personnes questionnées s’exprime en faveur du non-versement du dividende en période de crise, au profit de l’investissement et/ou du désendettement. Dans la même proportion, les actionnaires se déclarent également prêts à renoncer aux traditionnels cocktails ainsi qu’aux cadeaux généralement offerts à l’issue des assemblées générales…