Les banques françaises les plus en danger en cas de nouvelle crise financière


Le risque systémique des banques françaises est le plus élevé d’Europe. Selon une étude publiée par le Center for Risk Management (CRML) le 30 août 2013, le risque systémique supporté par les banques, c’est-à-dire le capital nécessaire pour les refinancer en cas de nouvelle crise financière, atteint des sommets en France. Pour le CMLR, basé à Lausanne en Suisse, l’indice matérialisant ce besoin, le SRISK, est de loin le plus important pour les banques françaises, puisque 3 d’entre elles (Crédit Agricole SA, BNP Paribas et Société Générale) se classent dans le top 5. A titre d’exemple, la Banque verte truste la première place du classement et son sauvetage coûterait pas moins de 82 milliards d’euros en cas de nouvelle crise financière, définie comme l’effondrement de 40% des Bourses mondiales en un semestre.

Selon les auteurs de l’enquête, le risque systémique pour l’ensemble des institutions financières européennes se monterait à 986 milliards d’euros au 30 août 2013.

Ces données doivent toutefois être relativisées. En effet, l’étude conclut que le risque systémique atteint près de 300 milliards d’euros pour la France, 200 milliards pour le Royaume-Uni et un peu moins de 150 milliards en Allemagne. Inversement, l’Espagne et la Grève présenteraient pour leur part un risque quasi-nul. Un constat qui tire son explication de la méthode employée pour déterminer l’indice de risque systémique des institutions, accordant une importante prédominante à la capitalisation boursière et l’endettement. Ainsi, plus une banque sera importante, plus elle sera mécaniquement susceptible de causer des dommages en cas de défaillance.

 

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