Les femmes sont plus sensibles à la sécurité des placements


De moins en moins optimistes quant à leur avenir, les femmes privilégient des produits d'épargne sûrs, quitte à y perdre en rendement. Elles sont également plus fidèles dans leurs investissements et attendent davantage de conseils que les hommes.

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Le baromètre 2013 de l’Observatoire des femmes et de l’assurance (OFA), réalisé par le CSA pour la compagnie d’assurance Generali en partenariat avec le média Terrafemina, révèle que les femmes sont de plus en plus inquiètes de la situation économique du pays.

 

97 % d’entre elles se disent touchées par la crise contre 94% chez les hommes. Leur taux d’optimisme quant à leur avenir est en chute libre : il est passé de 73% en 2011 à 55% en 2013. Les craintes des femmes portent principalement sur le risque de perte de pouvoir d’achat, les difficultés financières des enfants et les éventuelles problèmes liés aux frais de santé. Ces inquiétudes les poussent à s’orienter vers des placements sans risques comme les Livrets A. Les femmes seraient donc « plus prévoyantes, s’inscrivent davantage dans la durée et sont plus exigeantes dans la qualité des relations avec leur conseillers », estime Béatrice Honnoré, déléguée Générale de l’OFA et membre de direction de Generali France.

 

La crise, un frein à l’épargne

Reste que la crise à un effet négatif sur le niveau d’épargne de la population féminine : 58% d’entre-elles déclarent épargner moins depuis le crack boursier. Une chute qui s’explique par la baisse du pouvoir d’achat ressenti par la majorité des sondées. Néanmoins, la gente féminine se dit prête à épargner davantage si les rentrées d’argent augmentent. Dans ce cas, quasiment 70% ont affirmées être prêtes à mettre de côté une somme équivalente à 2 mois de salaires contre 63% chez les hommes.

Cela dit, les femmes, de manière générale, passent moins de temps que les hommes dans la gestion de comptes et placements. Ils sont 40% à suivre régulièrement l’évolution de leurs produits de placements, contre 36% chez les femmes.

 

Un besoin de confiance et de pédagogie

 

L’étude nous apprend également que les femmes ont un besoin fort d’informations et de conseils. 82% d’entre elles se tournent principalement vers les professionnels de la banque (79% chez les hommes) . Elles sollicitent également beaucoup plus leur entourage (50% contre 35% chez les hommes). Pour expliquer ce comportement, Béatrice Honnoré évoque l’hyperactivité des femmes, au travail comme à la maison, qui les poussent à chercher à être, à tout prix, encadrées pour gérer leur épargne, sans trop y passer de temps. Selon elle, ce besoin d’information vient également du côté sécuritaire des femmes. « L’homme est plus joueur, ce qui lui donne envie de gérer de manière moins maîtrisée son épargne » ajoute-t-elle.

Selon Generali Patrimoine, les femmes sont en revanche des clientes plus fidèles que les hommes et pour couper court aux idées préconçues, elles sont moins dépensières que leurs homologues masculins. L’étude démontre qu’elles épargnent à plus long terme et conservent leurs contrats dans les mêmes organismes bien plus longtemps que les hommes. Selon l’assureur, les sommes récupérées par les clients depuis 2005 sont issus à 64% de demandes émanant des hommes pour seulement 36% des femmes.