Les livrets bancaires rapportent encore moins en 2016


En janvier 2016, la rémunération des livrets d'épargne commercialisés par les établissements bancaires a une nouvelle fois reculé, à 0,56%, soit un plus bas historique. Conséquence, les Français continuent de remplir leurs comptes courants.  

Les livrets bancaires rapportent 0,56% en moyenne en 2016

Souscrire un livret d’épargne bancaire s’avère être de moins en moins intéressant. En janvier 2016, la rémunération moyenne de ces produits s’est effritée à 0,56%, en retrait de 0,01 point sur un mois, selon les statistiques de la Banque de France publiées vendredi 4 mars 2016. Ce taux d’intérêt atteignait encore 0,91% en janvier 2015.

Plus embêtant encore pour les détenteurs d’un tel livret, ce rendement est brut de prélèvements sociaux (15,5%) et d’impôt sur le revenu. Ainsi, un contribuable non imposé voit sa rémunération réelle tomber à 0,47%, un foyer fiscal situé dans la tranche marginale d’imposition (TMI) de 30% touche un taux d’intérêt net de 0,30% tandis qu’un contribuable dans la TMI la plus élevée de 45% perçoit en réalité 0,22%. La hausse des prix constatée par l’Insee s’affichant à 0,2% en janvier 2016, le taux d’intérêt net d’inflation pour ces foyers fiscaux est donc nul.

Même le Livret A, dont le taux d’intérêt s’affiche à un plancher de 0,75%, rapporte plus. Même constat pour l’assurance vie, avec un rendement moyen de 2,30% sur les fonds euros en 2015 selon l’Association française de l’assurance (AFA) et le plan d’épargne logement (PEL) et son taux brut de 1,5% (1,27% net).

Logique, donc, que les Français aient délaissé les livrets bancaires ces dernières années. Selon la Banque de France, l’encours total des livrets fiscalisés atteint 173,1 milliards d’euros en janvier 2016, contre 175,3 milliards d’euros en janvier 2014. En comparaison, les épargnants ont laissé dormir près de 32 milliards d’euros supplémentaires sur leurs comptes courants en 2015, pour un total de 348,5 milliards d’euros à fin décembre.