Les livrets, PEL et PEA mis en avant par les banques en 2014


Les propositions commerciales des banques ont sensiblement évolué en 2014 selon la dernière vague de visites mystère de l'AMF en 2014. Les livrets d'épargne, les plans d'épargne logement et les plans d'épargne en actions progressent aux dépens de l'assurance vie.

Produits d'épargne

Quels sont les produits d’épargne les plus fréquemment proposés aux Français par les banques ? La vague de visites mystère organisées par l’Autorité des marchés financiers (AMF) en 2014, dont les résultats ont été dévoilés le 19 décembre dans la Lettre de l’Observatoire de l’épargne de l’AMF, permet d’en savoir un peu plus sur le comportement des établissements bancaires.

Première surprise, l’assurance vie, pourtant plébiscitée par les épargnants cette année, avec 21,3 milliards d’euros collectés en 2014, est de moins en moins suggérée aux prospects. Quel que soit le profil du client, « risquophobe » ou « risquophile », les propositions relatives à ces contrats ont significativement diminué. Ainsi, les épargnants averses au risque se sont vu présenter l’assurance vie dans 31% des 220 visites mystère, contre 43% en 2013. De la même manière, pour les clients en quête de rentabilité et prêts à prendre des risques, les contrats d’assurance vie ne représentent que 34% des offres (46% en 2013).

A l’inverse, les livrets d’épargne sont bien plus fréquemment soumis aux prospects, dans 23% des cas pour les profils « risquophobes » (14% en 2013) et 15% pour les « risquophiles » (9% en 2013). Les plans d’épargne logement (respectivement 25 et 19% contre 22 et 13% en 2013) bénéficient également d’une meilleure exposition. Enfin, « le nombre de propositions de PEA a doublé par rapport à 2013 », expose l’AMF.

Des frais tabous

Si les habitudes des conseillers bancaires évoluent, des progrès doivent encore être réalisés aux dires de l’AMF. « Comme lors des années précédentes, les chargés de clientèle ont plus souvent mis en avant les avantages que les inconvénients des produits. […] Pour l’assurance vie et pour les comptes titres et les PEA, dans 1 cas sur 2, aucune information sur les frais n’a été communiquée », déplore-t-elle.

L’information du prospect laisse donc à désirer. Tout comme celle de la banque. L’Autorité des marchés financiers estime ainsi que, sur l’ensemble des 220 visites mystère organisées dans les 11 principales enseignes bancaires françaises, « la qualité de l’entretien reste perfectible ». En cause notamment les oublis de certains chargés de clientèle relatifs aux projets, à l’épargne ainsi qu’à l’horizon de placement des prospects, ces aspects n’étant pas abordés dans 3 entretiens sur 10. « Dans environ la moitié des entretiens, aucune question n’a pas été posée sur la situation financière du prospect. En particulier, la question de son endettement a rarement été abordée », alerte également l’AMF. Enfin, les connaissances des clients sur les placements ne sont pas vérifiées dans 70% des cas.

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