Les valeurs moyennes tirent leur épingle du jeu début 2007


L'année boursière 2007 a débuté sur une note plutôt positive.

Le CAC 40, indice regroupant les valeurs vedettes de la Bourse de Paris, s’adjuge dans la matinée du 17 janvier 0,7% depuis le 1er janvier, pour se situer un peu en-deçà de la barre symbolique des 5600 points, après avoir atteint deux jours plus tôt un plus haut à 5649,76 points. Pour leur part, les valeurs moyennes tirent leur épingle du jeu : l’indice CAC Small90, panel composé de 90 valeurs affichant les capitalisations les moins élevées au sein de l’indice SBF 250 grimpe déjà de près de 5,5%. L’indice Alternext, représentatif de l’ensemble des sociétés cotées sur le marché alternatif à Paris, Bruxelles et Amsterdam, progresse quant à lui de 5,3%.

C’est donc parmi les petites et moyennes capitalisations que l’on peut dénicher les valeurs les plus performantes. Toutefois, la sélectivité s’impose, ce que les gérants de fonds dénomment le stock-picking. Un choix déterminé par une batterie de paramètres au premier rang desquels figure l’appartenance à un secteur dynamique. Ainsi, la société de services informatiques Aubay, qui cote environ 7,7 euros, profite d’une demande soutenue. Le Syntec Informatique, syndicat de la profession, a confirmé lors de la présentation de ses vœux sa prévision de croissance de 6,5% à 7,5% du secteur Logiciels et Services France en 2006. Une vitalité confortée par le rachat mi-2006 de la société Projipe par Aubay qui laisse augurer selon des analystes financiers un bond de plus de 50% du bénéfice net par action en 2007 et un potentiel de revalorisation de l’action d’environ 30%.

Les spécialistes gardent à l’oeil les sociétés en retournement

Les spécialistes ont également à l’œil les sociétés dites en retournement. Il s’agit d’entreprises dont les résultats financiers se redressent après une période de vaches maigres. La chaîne de restauration Buffalo Grill entre dans ce cas de figure, la page des tourments judiciaires et de la crise de la vache folle étant tournée. Au premier semestre 2006, son chiffre d’affaires a progressé de plus de 8% et son résultat net part du groupe a fait un bond de plus de 75%. Cette recovery, terme utilisé par les boursiers pour désigner ces valeurs, se double dans le cas de Buffalo Grill d’un caractère spéculatif. L’an passé, la société d’investissement Colony Capital avait pris le contrôle du groupe fondé en 1980 par Christian Picart. Mais le fonds américain n’avait pas été alors en mesure de retirer Buffalo Grill de la Bourse au prix de 20 euros par action en raison de la perspective d’un programme d’externalisation de tout ou partie de ses actifs immobiliers. Plan qui a été mis en pratique en décembre 2006 avec la vente des murs de 128 restaurants Buffalo Grill en France pour un montant de 292 millions d’euros.

Dans un tout autre domaine, le leader européen dans la distribution d’aciers spéciaux International Metal Services (IMS) compte également parmi les valeurs à suivre. La direction d’IMS a construit ses prévisions 2007 en retenant une hypothèse de prix du nickel de 20.000 dollars par tonne. Or celui-ci excède largement les 30.000 dollars. Ce qui laisse de la place pour d’éventuelle bonnes surprises alors que le titre se négocie autour des 22 euros.