Lombard Odier « bullish sur les actifs risqués »


Lombard Odier Investment Managers, société de gestion d'actifs de la banque privée suisse éponyme a retrouvé un certain optimise après l'opération de financement illimité des banques commerciales par la Banque Centrale Européenne (BCE). Son optimisme d'abord « fragile » s'est renforcé au cours des dernières semaines. Explications.

Jean-Louis Nakamura considère que la croissance, en particulier lorsqu’elle surprend à la hausse comme aux Etats-Unis, est généralement favorable aux actifs risqués. Le responsable de l’allocation d’actifs chez Lombard Odier IM apprécie les actes « actifs, efficaces et crédibles » des banquiers centraux et n’envisage pas un changement de cap. Jean-Louis Nakamura estime que les indices techniques se multiplient pour « suggérer le caractère à la fois solide et potentiellement durable de la tendance à l’œuvre depuis le début de l’année sur les marchés actions ». « Rester à l’écart (du rebond, NDLR) serait excessivement coûteux », assure Jean-Louis Nakamura tout en affirmant être « bullish sur les actifs risqués ».

Eurostoxx 50 vers les 2 800 points au printemps

Concrètement, le responsable de l’allocation d’actifs chez Lombard Odier IM estime que les bonnes nouvelles conjoncturelles tempèrent provisoirement les craintes sur la dette, pouvant permettre aux marchés actions de poursuivre leur rebond. D’après lui, l’Eurostoxx 50, l’indice européen, pourrait remonter vers les 2 800 points jusqu’au printemps 2012 (2491,54 points le 13/02 en clôture et 2 316,55 points le 30 décembre 2011) après avoir perdu 17% en 2011.

La société de gestion n’écarte pas pour autant l’hypothèse d’une rechute. Après cette phase d’ascension et le retour des investisseurs sur les actifs risqués, un « pull back » (correction) de 10 à 15% pourrait être initiée en cas d’amorce d’un retournement des indicateurs avancés, que sont l’immobilier et l’emploi aux Etats-Unis. Et après ? Jean-Louis Nakamura paraphrase le gouverneur de la Banque centrale anglaise Mervin King selon lequel « toute crise connaît une fin ». Dans son scénario, le long processus d’assainissement des bilans et de réduction du levier n’est toutefois pas incompatible avec une croissance raisonnable du prix des actifs financiers dans la durée, grâce en partie aux banques centrales qui en atténuent les effets néfastes. Autrement dit, une remontée durable des indices.