Monceau Fleurs : une souscription d’obligations pour financer son développement international


Le groupe, dont les actions viennent d'être transférées du groupe de cotation EA (placement privé) au groupe de cotation E1 (sociétés ayant fait une offre au public) cherche à lever jusqu'à 12 millions d'euros.

Après la société de services informatiques Prodware qui a levé 5,1 millions d’euros en septembre-octobre 2009, c’est tour de Monceau Fleurs, également coté sur Alternext, de lancer une émission obligataire ouverte au public.

Le franchiseur spécialisé dans la vente de fleurs et de plantes en libre-service, a lancé un emprunt obligataire d’un montant maximum de 12 millions d’euros (sans montant minimal) d’une durée de 5 ans rémunéré à hauteur de 8% par an à taux fixe, ouvert aux particuliers et aux investisseurs institutionnels jusqu’au 25 juin 2010. La valeur nominale des obligations (24.000 à émettre) est de 500 euros. La cotation des obligations sur Alternext est prévue le 1er juillet 2010 sous le Code ISIN FR0010888685.

Le groupe, qui revendique la position de leader mondial de sa profession, cherche à financer la croissance de ses trois enseignes, Monceau Fleurs, Happy et Rapid’Flore. Les fonds levés seraient principalement dédiés au développement du réseau à l’international où le groupe compte (à fin avril) 62 points de vente sur un total de 456. Les pays actuellement ciblés sont la Suisse, la Pologne, la Hongrie, la Tchéquie, l’Autriche et le Canada.

JV hors de France

La logique est à la fois de participer au financement des joint ventures (JV) constituées localement (frais juridiques, recrutement et formation des équipes, moyens informatiques, investissements publicitaires pour recruter les futurs franchisés) et d’accroitre la quote-part de fonds initiaux injectés dans ces structures. Jusqu’à présent, les taux de détention du groupe oscillaient entre 30 et 49%. Le PDG Laurent Amar a clairement indiqué que sa volonté était de devenir majoritaire, sachant que les JV opèrent généralement sur un modèle succursaliste, contrairement en France (franchise).

Monceau Fleurs entend également être en mesure de saisir des opportunités de croissance externe, notamment dans des secteurs connexes et l’amont. Laurent Amar a évoqué des projets de prises de participation majoritaires au sein de sociétés de négoce ayant vocation à approvisionner des points de vente extérieurs au groupe. Il s’agit tant de dupliquer les partenariats déjà conclus avec Jardiland ou Chez Jean, que de sécuriser les 3 enseignes du groupe en fournissant à des tiers des produits aux mêmes conditions tarifaires.

Le PDG a enfin insisté sur le caractère anticrise du marché de la fleur coupée. « Les consommateurs se rendent moins souvent au restaurant et s’invitent plus au domicile. Dans ce cadre, l’achat de fleurs est le cadeau le moins onéreux par rapport aux alcools ou aux pâtisseries/chocolats », expose-t-il, mettant en exergue les offres promotionnelles de ses enseignes (1,90€ les 7 roses chez Monceau Fleurs).

A noter

Concomitamment à cet emprunt obligataire, Monceau Fleurs a reçu un visa AMF (n°10 – 143 en date du 25 mai 2010), portant sur le transfert de ses actions du groupe de cotation EA (placement privé) au groupe de cotation E1 (sociétés ayant fait une offre au public) du marché Alternext.

« Ce transfert de groupe de cotation rend les actions dorénavant accessibles à tous les investisseurs et s’inscrit dans la volonté de l’entreprise d’offrir à ses actionnaires actuels et futurs une meilleure animation du titre ainsi qu’une plus grande liquidité », se félicite la direction. Les titres ont été transférés sur le compartiment E1 le 28 mai 2010.

A télécharger
>> Le prospectus de l’emprunt obligataire visé par l’AMF (fichier PDF, ouverture dans une nouvelle fenêtre)