PEA : 5 raisons d’investir malgré la hausse de la CSG-CRDS


Pour les PEA de plus de 5 ans, les prélèvements sociaux s'appliquent à taux plein (15,5%) depuis le 26 septembre 2013. Malgré cette augmentation rétroactive, le plan d'épargne en actions conserve de nombreux avantages pour investir en Bourse... en tête desquels sa fiscalité.

Le PEA, meilleur outil pour investir en Bourse

1. Imposition maximum de près de 60% sur les gains des comptes titres

Depuis le 1er janvier 2013, la volonté de François Hollande de taxer de la même façon revenus du travail et du capital s’applique aux plus-values et dividendes d’actions. Ces gains sont désormais soumis au barème progressif de l’impôt sur le revenu (IR), soit une pression fiscale maximum de 58,2% pour les plus-values et de 40,2 % pour les dividendes, hors application de la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus (CEHR, taux de 3 ou 4% selon les situations). Un nouveau contexte qui justifie d’investir en priorité en actions, fonds et trackers actions françaises ou européennes via le PEA dont la fiscalité est plus avantageuse.

 

2. Pas de retrait, pas d’impôt

C’est son principal avantage : comme l’assurance vie, le PEA est une enveloppe de capitalisation au sein de laquelle vous pouvez percevoir des dividendes et arbitrer votre portefeuille en engrangeant des plus-values sans aucune taxation, ni à l’impôt sur le revenu, ni aux cotisations sociales tant que vous ne soertez pas. Au contraire des fonds en euros des contrats d’assurance vie multisupports, prélevés de la CSG-CRDS à la source au fil de l’eau. Dans un PEA, l’impôt n’est dû qu’en cas de retrait.

 

3. Exonération d’IR en cas de rachat après le 5ème anniversaire

Pour que la capitalisation des revenus soit vraiment intéressante, il faut que la fiscalité à la sortie ne soit pas prohibitive. C’est justement le cas du PEA dont les gains sont exonérés d’impôt en cas de rachat au-delà du cinquième anniversaire suivant l’ouverture. Seules les cotisations sociales (CSG, CRDS, etc.) s’appliquent quelle que soit la date du retrait. Le barème fiscal, dégressif en fonction de la durée de détention du PEA, est le suivant :
– de 0 à 2 ans : 38% soit 22,5% d’impôt sur le revenu + 15,5% de prélèvements sociaux
– entre 2 et 5 ans : 34,5% soit 19% d’impôt sur le revenu + 15,5% de prélèvements sociaux
– au-delà de 5 ans : 15,5% de prélèvements sociaux quelle que soit la date d’acquisition du gain

 

4. Rente défiscalisée pour compléter sa retraite

Le PEA peut faire partie de la palette de produits d’épargne dédiés à la préparation de la retraite. Au-delà de 8 ans, le détenteur peut opter pour une sortie du plan en capital ou pour une conversion de ce capital en rente viagère, versée à vie. Avantage de cette dernière, celle-ci est défiscalisée. Autrement dit, seuls les prélèvements sociaux sont dus. Une bonne façon de se doter d’un complément de retraite sans accroître ses revenus soumis à l’IR.

 

5. Pour profiter du PEA PME avant le 1er janvier 2014

La loi de finances 2014 prévoit la création du PEA PME, un second PEA en plus du PEA actuel, dont les premières ouvertures pourront intervenir l’an prochain. Il permettra, au sein d’une enveloppe de versements plafonnée à 75.000 euros, d’investir dans des PME non cotées et/ou des petites et moyennes valeurs cotées en Bourse. Une partie des 400 titres éligibles au PEA PME vont bénéficier de hausses de cours liées à l’afflux d’épargne que doit susciter ce nouveau plan. Pour en profiter dès 2013, vous pouvez d’ores et déjà vous positionner sur certaines small et midcaps encore décotées (des SSII comme Neurones ou Ausy, le fabricant de pulvérisateurs Exel Industries, etc.) ou sur des fonds spécialisés. Parmi ceux-ci peuvent être cités Independance et Expansion Sicav Small Cap, Sextant PEA, Echiquier Value, ID France Smidcaps ou Talence MidCaps qui sont investis à 50% au moins sur des valeurs qui seront éligibles au PEA PME.

 

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