PEL : les Français et l’épargne logement font bon ménage


Les épargnants déposent chaque mois un peu plus sur leur plan épargne logement selon les statistiques de la Banque de France. Le PEL devrait rapidement passer la barre des 200 milliards d'euros d'encours, porté par une rémunération attractive en période de rendements bas.

Le plan épargne logement et ses conditions d'ouverture

 

 

L’épargne des Français ne bénéficie pas exclusivement au Livret A et à l’assurance vie. Parmi les placements préférés des épargnants, le plan épargne logement (PEL) connaît un succès grandissant. Un récent sondage réalisé par l’institut CSA et le Cecop pour le Cercle des Epargnants attribue ainsi au PEL la troisième marche du podium des placements plébiscités par les Français, avec 17% des suffrages, devancé de peu par l’assurance vie (21%) et le Livret A (20%).

Si ces deux produits cumulent respectivement 1.465,4 milliards et 267,8 milliards d’euros d’encours au 31 janvier 2013, le plan épargne logement retrouve peu à peu les faveurs des épargnants. D’après les statistiques de la Banque de France publiées en mars 2013, les épargnants ont ainsi déposé 9,32 milliards d’euros sur leurs plans en 2013. Une collecte nette qui soutient la comparaison avec celle de l’assurance vie sur la même période (10,7 milliards d’euros) ou celle du Livret A (12,1 milliards d’euros).

 

Rémunération nette de 2,11%

Le regain d’intérêt des épargnants pour le PEL, alors même que la collecte sur ces produits s’était limitée à 1,6 milliard d’euros en 2012, soit près de six fois moins qu’en 2013, n’est pas le fait du hasard. Le succès actuel du PEL, dont l’encours atteint 199,3 milliards d’euros à fin janvier 2014, s’explique principalement par une rémunération bien supérieure aux autres produits d’épargne réglementée. Alors que le rendement du Livret A et du Livret de développement durable (LDD) a été raboté à deux reprises, en février et août 2013, pour passer de 2,25 à 1,25% net, celui du PEL n’a pas évolué, se fixant à 2,50% avant prélèvements sociaux (15,5%), soit 2,11% net. « Au cours de l’année 2013, la promotion des plans d’épargne logement (PEL) s’est intensifiée, constate par ailleurs l’Autorité des marchés financiers dans sa lettre de l’observatoire de l’épargne de mars 2014. Au sein des grands réseaux bancaires, elle a dépassé celle des livrets d’épargne à partir d’août 2013, après la baisse du taux de rémunération du Livret A de 1,75 % à 1,25 %. »

Dans le même temps, l’assurance vie en euros a continué de voir ses rendements bruts d’impôt et de prélèvements sociaux reculer, passant de 3% en 2011 à 2,80% en 2013. Dans ces conditions, les épargnants songent plus que jamais au plan d’épargne logement, dont la rémunération ne peut descendre en dessous de son niveau brut actuel de 2,50% en vertu d’un arrêté du 20 janvier 2011. De plus, à l’inverse du Livret A dont le taux peut évoluer à la hausse comme à la baisse, la rémunération du PEL s’applique sur toute la durée de vie du plan. Un gage de sécurité pour les rendements des épargnants loin d’être anodin.

Enfin, le plafond d’épargne constituée sur un PEL, de 61.200 euros, constitue un net avantage face au Livret A, dont le plafond se borne à 22.950 euros (hors intérêts) depuis le 1er janvier 2013.

Le succès de PEL devrait se confirmer dans les mois à venir : la menace d’une nouvelle baisse de taux plane sur le Livret A alors que les rendements de l’assurance vie devraient continuer de s’effriter en 2014.