Placements : faible regain d’optimisme pour l’investisseur français


L'étude mondiale sur les intentions d'épargne des investisseurs individuels en 2013, réalisée par le gérant d'actifs Schroders, montre que 80% des sondés envisagent investir autant, voire plus, cette année. Si les Français sont également plus confiants, leur optimisme est plus mesuré.

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Les investisseurs français reprennent goût au risque en 2013. Selon l’étude mondiale sur les intentions d’épargne des investisseurs individuels en 2013 dévoilée mardi 21 mai 2013 par le groupe de gestion d’actifs Schroders, 79% des Français sondés affirment vouloir conserver ou augmenter le montant de leurs investissements cette année. Parmi les personnes questionnées, 32% envisagent ainsi de relever le niveau de leurs investissements, à 54.000 euros en moyenne en 2013. Ces données montrent ainsi un certain regain de confiance chez les acteurs interrogés, un sentiment mesuré par l’étude qui conclut à une hausse de 3% de la confiance des investisseurs français par rapport à 2012.

Les Européens à la traîne

Réalisée entre le 28 mars et le 12 avril dans 20 pays auprès de 14.800 investisseurs désirant placer au minimum 10.000 euros en 2013, l’étude du groupe Schroders montre cependant que la France se situe en queue de peloton des pays où la confiance des investisseurs s’est accrue. Ainsi, alors que la confiance des Japonais interrogés a explosé de 80% sur une année, celle des Indonésiens, Thaïlandais ou encore des Américains a également grimpé de plus de 50% par rapport à 2012. A l’opposé, l’Europe en règle générale est à la traîne, la France figurant seulement en 16ème position sur 20, devançant seulement la Belgique, l’Espagne, l’Italie et enfin le Portugal. Pour ces trois derniers pays, marqués par le creusement de leurs déficits publics, l’évolution de la confiance des investisseurs, est, sans surprise, négative.

Les anticipations des investisseurs européens, en hausse limitée, se matérialisent véritablement dans les prévisions de placement pour 2013. L’étude explique ainsi que, si « les investisseurs asiatiques augmenteront leurs investissements de 5,5% pendant cette période, (…) l’augmentation de la part des investisseurs européens n’est que de 1% – autant dire que l’Europe est la région la moins confiante ».

Les actions asiatiques plébiscitées

Autre enseignement de l’enquête du groupe Schroders, les investisseurs privilégient fortement les actions en 2013. Un phénomène peu étonnant au vu de la remontée des marchés financiers poursuivie cette année, qui s’est notamment manifestée par le franchissement du cap des 4.000 points par l’indice CAC 40 vendredi 17 mai. Ainsi, 68% des investisseurs considèrent que les actions offrent le meilleur potentiel en 2013, devant les obligations (25%), l’or (20%) et l’immobilier (19%)*. L’or, bien que son cours soit en chute depuis décembre 2012, conserve ainsi les faveurs des investisseurs.

Plus frappant encore, ce sont les actifs de la région Asie Pacifique qui présentent le plus de potentiel aux yeux des investisseurs. Si classiquement, les sondés estiment à 45% que la région offrant le plus fort potentiel est la leur, notamment les Américains (à 80%) ou les Asiatiques (55%), la région Asie Pacifique prend la deuxième position. Sans ce « biais domestique » évoqué par le directeur général de Schroders France, Nuno Teixeira, l’Asie Pacifique a donc les faveurs des investisseurs étrangers. Les Français sont encore plus catégoriques à ce sujet, puisque 52% d’entre eux estiment que l’Asie Pacifique offre le meilleur potentiel en 2013. Inversement, seuls 32% d’entre eux désignent la France comme région à fort potentiel.

Les anticipations des investisseurs hexagonaux, quoiqu’en hausse, restent ainsi bien éloignées de celles de leurs homologues asiatiques ou américains. Un sentiment qui s’explique également par l’inquiétude des Français quant à la hausse des impôts, citée par 50% des sondés comme principale source d’inquiétude, contre 42% pour l’ensemble des 14.800 personnes interrogées.

* Les sondés avaient la possibilité de donner plusieurs réponses.