Placements : les Français reprennent goût au risque en 2013


Les Français disposant d'un patrimoine conséquent sont de moins en moins réticents à prendre des risques en 2013 selon le 5ème Observatoire UFF/IFOP de la clientèle patrimoniale. Les actions et l'assurance vie bénéficient de cette tendance.

Les actions et l'assurance vie reviennent en grâce auprès des Français

L’optimisme regagne les Français aisés. D’après les résultats du 5ème Observatoire UFF/IFOP de la clientèle patrimoniale dévoilé mercredi 16 octobre 2013, les épargnants détenant un patrimoine financier supérieur à 30.000 euros, hors immobilier, sont moins averses au risque en 2013. Un sentiment qui modifie sensiblement leurs perspectives d’allocation d’épargne.

 

Des épargnants proactifs

Ainsi, 48% des 300 personnes interrogées se disent optimistes concernant l’évolution des marchés financiers dans les 6 prochains mois, une proportion qui a presque doublé par rapport à 2012, lorsque seulement 25% des sondés se déclaraient confiants sur les fluctuations de la Bourse. Inversement, la part des plus pessimistes se contracte fortement, à 10%, en baisse de 11% sur une année. Traduction de cette nouvelle conviction : une minorité de clients patrimoniaux ont laissé la conjoncture financière impacter leurs comportements de placements. « Les Français ont le sentiment que la crise reflue », note ainsi Frédéric Dabi, directeur général adjoint d’Ifop France.

Toutefois, les Français, s’ils reprennent goût au risque, sont loin d’agir en dépit du bon sens. « On dit généralement de l’épargnant français qu’il est un épargnant équilibré, il l’est vraiment en 2013 », confirme le président de l’Union financière de France (UFF), Nicolas Schimel. S’informant plus régulièrement sur l’actualité financière, à 66%, en hausse de 5% par rapport à 2012, l’épargnant français s’implique également plus dans la gestion de son patrimoine (68%, +7%). « Leur attitude est plus proactive », atteste Frédéric Dabi.

 

Les actions et l’assurance vie plébiscitées

Les clients patrimoniaux mettent désormais en avant le couple risque/rendement dans leurs choix d’investissement. « Avant la crise, ils choisissaient leurs placements exclusivement en fonction du rendement », note Nicolas Schimel. Le niveau de risque arrive ainsi en cinquième position dans les critères de choix d’investissement cités par les sondés (42%), notamment devant la simplicité (33%) et les frais liés au produit (25%).

Plus confiants et mieux informés, les Français investissent donc logiquement sur des produits alliant rendement et risque mesuré. Les actions et les assurances vie profitent massivement de cette tendance lourde puisque 39% des personnes interrogées estiment que le moment est opportun pour investir dans les actions, contre 24% en 2012. Cette évolution est encore plus notable sur les assurances vie multisupport puisque 49% des Français jugent que « c’est le bon moment pour investir » dans ces produits, contre seulement 32% un an plus tôt. Ce retour en grâce des actifs dits risqués s’explique justement par « la tendance à la baisse du risque perçu », analyse Frédéric Dabi.

Inversement, les produits à capital garanti (66%) et les obligations d’Etat, moins rémunérateurs, reculent respectivement de 8 et 9% par rapport à 2012.

 

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