Pour gérer leur épargne, les Français se tournent de plus en plus vers Internet


Les Français se servent toujours plus des services en ligne pour se renseigner sur leurs placements, souscrire un produit d'épargne et le gérer selon une étude menée pour l'Autorité des marchés financiers. L'usage d'Internet devrait bientôt devenir le premier moyen de s'occuper de son épargne.  

Les Français de plus en plus sur Internet pour souscrire et gérer leurs placements

En matière de placements, les Français restent attachés au contact avec un conseiller bancaire. Mais si l’agence reste le principal canal d’information, de souscription et de gestion d’un produit d’épargne, Internet devrait rapidement lui rafler « la place principale » selon une étude* publiée par l’Autorité des marchés financiers (AMF) le 16 décembre 2014.

Pour le gendarme de la Bourse, l’usage de services en ligne par les épargnants « n’a pas encore supplanté le contact avec un conseiller » mais cette situation est appelée à évoluer dans les années à venir, notamment du fait de « l’arrivée des jeunes générations totalement connectées et du développement rapide de l’offre de souscription et de gestion en ligne ».

Preuve de l’intérêt grandissant des Français pour Internet, la consultation des sites des organismes financiers comme les portails des banques est citée par 26% des détenteurs de placements comme canal d’information. Et si ce pourcentage reste plus élevé pour l’agence (41%), il grimpe à 35% pour les épargnants qui ont souscrit un placement après 2010.

Sans surprise, la souscription de produits d’investissement est assez largement plébiscitée sur Internet, notamment pour les actions (48%) et les « instruments spéculatifs » tels que les warrants, turbos, Forex, CFD (Contract for difference, produit dérivé) et options binaires (39%). « C’est moins le cas pour l’assurance vie (22%) ou l’épargne bancaire (15 à 20%) », souligne l’AMF.

Un quart des Français souscrivent en ligne

Et si l’agence reste toujours le moyen le plus utilisé pour contracter un placement, puisque 88% des personnes qui ont souscrit un produit après 2010 affirment être passées par un conseiller pour la souscription d’au moins un produit d’épargne, un quart de ce public explique avoir utilisé Internet à cette fin. S’affranchir des horaires d’ouverture d’agence (48%), choisir soi-même son placement (39%) et bénéficier de frais réduits (31%) sont les premières raisons invoquées par les internautes pour expliquer leur choix. A l’inverse, un épargnant sur sept (16%) rapporte qu’il n’a pas eu la possibilité de souscrire son produit d’épargne en ligne.

« Interrogés sur leur intention de souscrire intégralement par internet, 61% des internautes détenteurs de placements (et 71% des souscripteurs récents, sans doute plus familiarisés), répondent par l’affirmative », note l’AMF.

Même tendance pour la gestion des placements, pour laquelle Internet arrive juste derrière l’agence physique (29% contre 37%). Ici encore, le fossé se comble pour les souscripteurs récents, qui sont 37% à effectuer un suivi de leur épargne sur la toile et 39% à consulter leur conseiller. Gérer son portefeuille à distance et à tout moment arrive en tête des motivations des internautes tout comme le gain de temps (52%), encore une fois devant l’autonomie offerte (40%) et les frais réduits (30%).

*Etude menée par Médiamétrie/NetRatings auprès d’un échantillon représentatif de 2.001 internautes français de 18 ans et plus.