Réforme de la fiscalité de l’assurance vie : un projet qui n’est pas sans contraintes selon le GEMA


Le syndicat professionnel des mutuelles d'assurances sans intermédiaires estime que l'échec du PERP prouve que les produits trop administrés n'attirent pas l'épargne populaire.

Alors que plusieurs ministres ont annoncé que le gouvernement voulait réformer la fiscalité de l’assurance vie, le Groupement des entreprises mutuelles d’assurances (GEMA) a exposé les « contraintes lourdes et incontournables » avec lesquelles toute réforme « devra composer ».

Le syndicat professionnel des mutuelles d’assurances sans intermédiaires a ainsi mis en exergue l’échec du PERP qui « prouve que les produits trop administrés n’attirent pas l’épargne populaire qui, par nécessité, trouve refuge sur des instruments souples et simples ».

Ne pas engager l’épargne populaire dans des placements risqués

Le GEMA souligne également que l’investissement en actions est pénalisé par les futures règles Solvabilité 2 et que le gouvernement français « devra bien tenir compte de cette nouvelle donne ».

Enfin, le syndicat professionnel prévient que tout gouvernement devra faire attention à ne pas engager l’épargne populaire dans des placements risqués « qui peuvent ruiner celles ou ceux qui ont le mérite d’épargner ».

Rappelons que le projet de réforme doit notamment dépondre à deux objectifs affichés : d’une part forcer les sociétés d’assurance vie à financer les entreprises, et notamment les petites et moyennes entreprises ; d’autre part inciter les épargnants à se constituer une retraite par capitalisation en complément des régimes obligatoires par répartition.