Suravenir : progression des encours en assurance vie et prévoyance individuelle en 2011


Si Suravenir, la filiale du Crédit Mutuel Arkea dédiée à l'assurance vie, a vu son chiffre d'affaires baisser de 12% en 2011, elle a dans le même temps connu une hausse de 1% de son encours en assurance vie, dans un climat général de décollecte. Son encours prévoyance a lui aussi augmenté.

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Les contrats assurance vie du groupe ont atteint fin 2011 un encours de 25 milliards d’euros, en hausse de 1%, avec une collecte nette de 0,3 milliard d’euros. La prévoyance individuelle, de son côté, a vu ses primes nettes grimper de 32% (recueillant 35,5 milliards d’euros de capitaux sans risques) tandis que celles de l’assurance emprunteur s’est accrue de 4%. Le groupe détenait fin 2011 1,3 million de contrats d’assurance vie, et 2 millions de contrats prévoyance.

Au total, le produit net assurance de Suravenir a généré en 2011 241 millions d’euros, enregistrant une hausse de 18%. « Les résultats affichés nous confortent dans la pertinence de notre stratégie de multidistribution et notre gestion financière prudente et sécuritaire », a indiqué le président du Directoire de l’assureur, Humbert de Fresnoye.

Sortie de la menace de la dette grecque

Autre gage de prudence relevé par le dirigeant : « Nous avons continué à privilégier les investissements obligataires en dette d’Etat français en 2011, et ne sommes d’ailleurs plus exposés à la dette grecque depuis ce début d’année ». Au 31 décembre, l’assureur y était encore assujetti à hauteur de 0,1%.

Si 2011 a vu une prise en main totale de l’assureur Suravenir par le Crédit Mutuel Arkea, qui n’en était propriétaire qu’à 85%, le début 2012 a de son côté été marqué par le lancement d’un nouveau contrat, baptisé « Serenipierre« , basé sur un fonds en euros immobilier en partenariat avec le groupe de gestion du patrimoine Primonial.

Une « zone de turbulences » à traverser

Considérant Suravenir comme un « acteur de long terme » de l’assurance vie, Humbert de Fresnoye compte sur « la régularité » du groupe et « la sécurité » qu’il représente auprès de ses clients afin de traverser sans heurts une « zone de turbulences » pour le secteur démarrée fin 2011, et qui se poursuit en 2012. Même si le groupe espère plutôt une traversée en eaux calmes, voire une embellie boursière, notamment en vue d’améliorer le rendement brut de ses fonds en euros.