Un Français sur 15 détient des actions en direct


Les épargnants français sont de moins en moins nombreux à détenir des actions selon une étude TNS Sofres. Seuls 6,6% des sondés sont actionnaires en direct. A l'inverse, la part des souscripteurs de contrats d'assurance vie en unités de compte augmente légèrement.  

Les Français ne passent pas à l’action

Les épargnants français sont de moins en moins nombreux à détenir des actions selon une étude TNS Sofres. Seuls 6,6% des sondés sont actionnaires en direct. A l’inverse, la part des souscripteurs de contrats d’assurance vie en unités de compte augmente légèrement.

Investir en entreprise intéresse peu les Français. En mars 2015, seulement 10,9% d’entre eux détenaient des valeurs mobilières, à savoir des actions, obligations et placements collectifs, selon un sondage TNS Sofres. En 2009, ce taux atteignait 18,2%.

Dans le détail, 6,6% des 12.000 personnes interrogées dans le cadre de l’étude affirment être actionnaires en direct. « Les actionnaires en direct sont deux fois moins nombreux qu’il y a 6 ans, explique l’Autorité des marchés financiers (AMF) dans sa lettre de l’observatoire de l’épargne d’octobre 2015. En 2009, le taux de détention était de 13%. »

Alors que l’actionnariat en direct ne concerne plus qu’un Français sur 15, tous les modes de détention sont affectés par ce désintérêt des épargnants à l’égard des actifs risqués. Ainsi, 5,8% des sondés ont investi dans des parts d’organismes de placements collectifs (OPC) que sont les fonds communs de placement (FCP) et les Sicav (sociétés d’investissement à capital variable). Six ans plus tôt, ils étaient 9%. Même constat pour l’enveloppe du plan d’épargne en actions (PEA), souscrit par 7,1% des répondants contre 12,5% en 2009, ou le compte titre, avec 5,4% de détenteurs. Seul l’investissement via l’assurance vie en unités de compte (UC) connaît une évolution favorable, avec un taux de détention en hausse de 8 à 10,5% sur la période.

Peur du risque

Si l’enquête ne donne pas les raisons de la tendance à l’abandon progressif des actions, l’enquête réalisée par Opinionway pour le salon Actionaria et diffusée mardi 20 octobre 2015 montre que 42% des Français jugent que l’investissement dans une entreprise représente un « risque trop élevé ». Un risque que les Français aisés sont plus prêts à assumer : « A partir de 150.000 euros de patrimoine financier, les placements « risqués » constituent la part principale [de l’épargne, NDLR] : plus de la moitié des avoirs sont placés en unités de compte (assurance vie) et en valeurs mobilières », souligne l’Autorité des marchés financiers.