Agirc-Arrco : les propositions du patronat en 5 chiffres clés


Ce mercredi 27 mai 2015 aura lieu le quatrième et théoriquement dernier round de négociations entre le patronat et les syndicats pour sauver les régimes de retraite complémentaires du privé. Le Medef, la CGPME et l'UPA ont déjà adressé leurs propositions aux syndicats de salariés. Voici les principales en 5 chiffres.  

Le siège de l'Agirc et de l'Arrco

Le patronat a rendu ses nouvelles propositions le 22 mai 2015, qui se sont avérées plus dures que les premières, pour restaurer l’équilibre financier de l’Arrco et de l’Agirc. L’objectif est clair : résorber le déficit cumulé de l’Arrco (le régime complémentaire des non cadres et des cadres) et de l’Agirc (le régime complémentaire des seuls cadres), réévalué à plus de 8 milliards d’euros en 2020 contre 5,5 milliards d’euros. Alors que le quatrième et en théorie dernier round (on parle déjà d’une cinquième réunion) des négociations avec les syndicats se déroulera le mercredi 27 mai 2015. Le point en 5 chiffres sur les propositions du Medef, de la CGPME et de l’UPA.

1,5 : La revalorisation annuelle des pensions complémentaires resterait indexée sur l’inflation mais serait diminuée de 1,5 point par rapport à la hausse des prix à la consommation. Par ailleurs, les organisations patronales souhaitent porter au 1er novembre la revalorisation annuelle des pensions Agirc et Arrco, au lieu du 1er avril actuellement. Ces mesures s’appliqueraient en 2016, 2017 et 2018.

55 : C’est le taux de réversion proposé par le patronat, contre 60% actuellement. Le conjoint survivant ne toucherait ainsi plus que 55% du montant de la pension complémentaire du défunt. Par ailleurs, le patronat recommande de relever l’âge minimum pour percevoir une pension de réversion Arrco de 55 à 60 ans (comme celle de l’Agirc). Enfin, le montant de réversion versé au conjoint deviendrait proportionnel à la durée du mariage.

67 : C’est l’âge auquel le patronat souhaite pousser les salariés à prendre leur retraite. Sans toucher à l’âge légal de départ à la retraite, il veut mettre en place des abattements dégressifs en fonction de l’âge et à vie : le montant des retraites complémentaires serait ainsi diminué de 22% en cas de départ à la retraite à 62 ans, de 17% à 63 ans, de 8% à 65 ans et de 4% à 66 ans.

2019 : Le patronat propose d’unifier les régimes de l’Agirc et de l’Arrco d’ici le 1er janvier 2019. Ce à quoi s’opposent fermement la CFE-CGC et la CGT qui craignent la fin du statut de cadre.

17 : D’ici 2040, le patronat espère réaliser 17 milliards d’euros d’économies grâce aux mesures prescrites. Dans le détail, le gain se porterait à 8,3 milliards d’euros d’ici à 2020, à 12,1 milliards d’euros d’ici à 2030 et à 17 milliards d’euros d’ici à 2040.

A lire également :
Pourquoi les caisses de l’Agirc sont-elles presque vides ?
Arrco-Agirc : pas de revalorisation de la retraite complémentaire en 2015