Choisir une maison de retraite pour ses parents : dépasser le sentiment de culpabilité


Témoignage. Suite au décès de son père, Fabien, fils et petit-fils unique a du s'occuper de sa grand-mère, âgée de 86 ans. Il fait le choix de la placer dans une maison de retraite mais se retrouve rongé par la culpabilité. Une étape difficile, qui a mis plusieurs mois à aboutir. Il raconte

:

« Au départ, je ne savais pas du tout comment m’y prendre. Je n’avais aucune connaissance dans le milieu, et je culpabilisais de placer ma grand-mère dans une maison de retraite. J’avais beaucoup de préjugés quant à ce type d’hébergement, et j’avais l’impression de l’abandonner. Dans un premier temps, j’ai pensé aux foyers logements, mais le médecin a jugé ma grand-mère trop dépendante. Il m’a conseillé de choisir une maison de retraite médicalisée.

C’est alors que j’ai commencé mes recherches sur internet. Je privilégiais d’abord les maisons de retraite publiques, pour le coût d’hébergement plus intéressant, mais on me prévenait souvent par téléphone d’une importante liste d’attente, et dans mon cas, le placement était assez urgent.
Je recherchais une maison de retraite à moins de vingt minutes de chez moi, pour que je puisse aller la voir régulièrement, et surtout qu’elle ne se sente pas isolée. Je cherchais un endroit calme, mais pas trop éloigné des commerces, car ma grand-mère a toujours vécu en ville. Je me dirigeais uniquement vers les maisons de retraite familiales, c’est-à-dire avec moins de 100 résidents. Je voulais que les visages soient familiers à ma grand-mère, qu’elle trouve vite ses repères.

Au total, j’ai visité six maisons de retraite en trois mois environ. La dernière correspondait à mes critères. Le cadre me plaisait, l’atmosphère aussi. J’ai posé un maximum de questions à la directrice, sur le personnel notamment, puis j’ai emmené ma grand-mère. C’était essentiel pour moi d’avoir son avis. Lors de sa visite, elle a surtout apprécié l’accueil, la chambre, et la salle commune.

Depuis sa fenêtre, elle a une vue sur le parking, et finalement, elle préfère être de ce côté de l’établissement plutôt que du côté jardin. Elle voit les gens passer, le portail s’ouvrir et se refermer, elle sait à quelle heure part l’infirmière… Ca l’occupe ; c’est vivant.
Une fois la maison de retraite choisie, il fallait déposer le dossier au plus vite pour réserver la chambre. Malheureusement le dossier de ma grand-mère n’était pas complet. Ce fût alors la course aux papiers. Avec du recul, il semble quand même plus judicieux de constituer le dossier avant d’aller faire des visites. Sinon c’est risqué, les places partent très vites.

Je ne sais pas si l’on peut avoir un véritable coup de cœur pour une maison de retraite, mais je crois qu’il est essentiel de prendre son temps et de choisir un établissement où l’on arrive à se projeter ». 

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