Comment préparer sa retraite quand on est expatrié ?


AVIS D'EXPERT VIDEO – De plus en plus de Français choisissent de faire tout ou une partie de leur carrière à l’étranger, mais peu connaissent le système de cotisation pour la retraite des expatriés. Eléments de réponse avec Denis Guertault, directeur de l’activité Dirigeants chez France Retraite.

Denis Guertault-retraite-expatries

D’après une note du gouvernement publiée début 2013 le nombre d’expatriés devrait passer de 2 millions à 4 millions de personnes d’ici une génération. Or, peu de Français connaissent les dispositifs de cotisations à la retraite possibles lorsque l’on travaille à l’étranger. Denis Guertault, directeur de l’activité Dirigeants et associé de France Retraite, apporte ses éclairages sur cette question trop souvent délaissée.

Morceaux choisis :

 

Quelles sont les possibilités pour les expatriés Français ?

« Si je pars en expatriation, c’est-à-dire que je quitte le territoire français, je peux le faire sous deux formes. Soit en détachement de Sécurité sociale, mes cotisations seront alors maintenues au régime de Sécurité sociale français et c’est comme si je ne partais pas. Soit en expatriation, je ne maintiens plus mes cotisations au régime national français en revanche et je cotise à l’étranger. »

 

Il y a t-il des différences selon les pays ?

 

« Certains pays appartiennent au règlement européen. Ce sont les 28 Etat membres de l’Union européenne auxquels sont ajoutés quatre pays affiliés : l’Islande, le Liechtenstein, la Suisse et la Norvège. Pour ces Etats, il existe une réglementation de consolidation de droit qui fait que je n’aurais pas d’incidence en France. En suite, il y a les pays à convention bilatérale de Sécurité sociale avec la France, tels que les Etats-Unis, le Canada, l’Australie ou encore la majorité des anciennes colonies françaises, où mes cotisations locales seront reconnues par la France. Enfin, il existe une troisième catégorie : les pays sans conventions où je vais cotiser localement mais sans aucune reconnaissance de droits, en réglementation française. »

 

Que faut-il faire alors dans le cas de la troisième catégorie ?

 

« Une des meilleures solutions, c’est de s’affilier à la Caisse des Français de l’étranger (CFE), moyennant une cotisation qui sera versée à titre volontaire par l’expatrié ou éventuellement par son employeur. Ne pas oublier non plus de cotiser pour son conjoint. »