Embouteillage dans les caisses de retraite

Par Jean-Philippe Dubosc
SEO & traffic strategist : Camille Radicchi

Les demandes de liquidation des droits au départ à la retraite se sont envolées de 77% entre avril 2012 et avril 2013, a révélé Le Parisien dans son édition du 25 mai 2013. Résultat : les dossiers prennent du retard. Leur traitement excèderait les quatre mois traditionnels notamment « en Ile-de-France, à Lyon, dans les Bouches-du-Rhône ou le Languedoc-Roussillon », selon le quotidien. Les appels téléphoniques seraient également en nette augmentation, de l’ordre de 30% depuis juin 2012.

Plusieurs facteurs expliquent ce phénomène. Tout d’abord, les caisses doivent faire face aux départs massifs à la retraite des « baby-boomers » (les générations nées après 1946 et qui sont un tiers plus nombreuses que les générations précédentes). Elles doivent ainsi traiter 800.000 dossiers de plus par an. En outre, la loi Fillon de 2003 qui a instauré un allongement progressif de la durée de cotisation a repoussé les départs à la retraite de la génération 1952 de novembre 2012 à… mai 2013. D’où l’engorgement de ce printemps.

Autre raison : le décret du 2 juillet 2012 sur les « carrières longues » a permis à des assurés ayant commencé à travailler jeune et justifiant des trimestres de cotisation nécessaires à partir à la retraite dès cette année. Enfin, la perspective de la future loi sur les retraites provoque un afflux de demandes de renseignements qu’il faut bien traiter… Comme toujours à l’annonce d’une nouvelle réforme, les assurés s’inquiètent et veulent connaître leur situation.

Si la Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav) confirme les informations du Parisien, elle assure que la situation est sous contrôle. La Cnav s’engage à traiter en priorité les dossiers des retraités les plus modestes.

 

 

 

ARTICLES CONNEXES
Menu