Epargne retraite : 60% des non-salariés détiennent un contrat Madelin


 

Un peu plus de 20 ans après sa création en 1994, le contrat de retraite Madelin semble avoir trouvé sa place parmi les produits d’épargne retraite. Le nombre de ces contrats réservés aux travailleurs non-salariés (TNS), qui proposent une déduction fiscale sur les cotisations et une sortie en rentes viagères (à vie) à compter du départ à la retraite, a progressé de 3% en 2014, selon des statistiques publiées le 2 septembre 2015 par la Fédération française des sociétés d’assurances (FFSA).

L’an dernier, plus de 1,1 million de contrats étaient souscrits par des TNS, dont 98% en phase d’épargne et 12% en phase de liquidation. 49% des artisans, commerçants, chefs d’entreprise, professions libérales et exploitants agricoles détenaient, à fin 2014, un contrat retraite Madelin, d’après la FFSA. En y intégrant les contrats commercialisés par les mutuelles, le pourcentage dépasserait 60%.

L’encours moyen en phase d’épargne a augmenté de 5% pour s’élever à 23.100 euros. Celui en phase de liquidation se situait à 42.300 euros au 31 décembre 2014. Preuve d’une certaine maturité du produit, le montant des rentes versées a bondi de 25% par rapport à 2013 à 289 millions d’euros. Les déblocages exceptionnels (invalidité, décès…) ont progressé de 11% à 713 millions d’euros.

En revanche, les cotisations ont baissé de 7% en 2014 comparé à 2013 à 2,6 milliards d’euros. Les versements sur les unités de compte (UC), majoritairement investies en actions, représentent 27% de la collecte. A titre de comparaison, les UC, en dépit d’une conjoncture boursière jusqu’ici favorable, génèrent seulement 20% des cotisations en assurance vie, selon les derniers chiffres de la FFSA.

 

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