Epargne retraite : jusqu’à 10% de la rémunération des salariés des grands groupes


Les dispositifs collectifs d’épargne retraite représentent entre 5% et 10% de la rémunération annuelle nette des salariés des grandes entreprises françaises, selon la 3ème édition de l’enquête sur les avantages sociaux présentée le 29 janvier 2015 par Aon Hewitt. D’après cette étude réalisée à partir de 70 groupes français de plus de 2.000 salariés clients du cabinet de conseil en management, les cotisations employeurs des retraites supplémentaires d’entreprise à cotisations définies (article 83) et les abondements aux plans d’épargne retraite collectifs (Perco) arrivent en deuxième position des avantages sociaux. Le premier rang est occupé par l’épargne salariale (participation, intéressement, abondement au PEE) qui pèse entre 18% et 22% de la rémunération. La protection sociale (complémentaire santé et de prévoyance), avec 5% de la rémunération, ferme le ban.

 

Plus le salaire est élevé et plus la place de l’épargne retraite collective est importante dans le « package » de rémunération grâce notamment aux déductions fiscales offertes par les versements volontaires sur les articles 83. Les dispositifs facultatifs de retraite représentent 5% du salaire annuel net d’un non cadre (3% pour l’article 83, 2% pour l’abondement Perco), 8% d’un cadre (6% pour l’article 83, 2% pour l’abondement Perco) et 10% d’un cadre dirigeant (8% pour l’article 83, 2% pour l’abondement Perco). Le ratio est beaucoup plus élevé si le cadre supérieur bénéficie d’une retraite supplémentaire à prestations définies (article 39), plus connue sous le vocable de « retraite chapeau ».

 

Le montant de l’abondement moyen sur les Perco s’est situé en 2014 à seulement 562 euros par salarié et par an (60 euros de moins qu’en 2013). Dans 88% des cas, les cotisations aux articles 83 sont majoritairement supportées par l’employeur. Au niveau national (PME comprises), le pourcentage tombe à 60%.

 

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