Il faudra gagner 5.802 euros en 2016 pour valider une année de retraite


Le Smic va augmenter de 0,6% l'année prochaine, a annoncé le 14 décembre 2015 le gouvernement. Une hausse qui a une répercussion directe sur la validation des trimestres de retraite de base dans le privé.    

Dans le privé, les trimestres de retraite sont validés par rapport au montant de la rémunération

Le Smic horaire va passer de 9,61 euros bruts à 9,67 euros bruts en 2016, soit une hausse de 0,6%. Si cette très légère augmentation officialisée le 14 décembre 2015 constitue une bonne nouvelle pour les « smicards », elle a également une conséquence pour les retraites.   

 

Dans le secteur privé, il faut en effet gagner l’équivalent de 150 heures payées au Smic pour valider un trimestre de cotisation au régime de retraite de base qui fonctionne par annuités (et non en points comme les régimes complémentaires). Sachant qu’il faut justifier logiquement de quatre trimestres pour obtenir une annuité, les salariés, salariés agricoles, agents non titulaires de la fonction publique et membres du clergé doivent justifier d’une rémunération annuelle d’au moins 600 heures (150 x 4) Smic pour obtenir une année complète de cotisation.

Rachats de trimestres possibles

Les affiliés au régime général de la Sécurité sociale, à la Mutualité sociale agricole (MSA) salariés et à la Caisse d’assurance vieillesse, invalidité et maladie des cultes (Cavimac) devront ainsi percevoir une rémunération annuelle minimum de 5.802 (9,67 x 600) euros pour valider une annuité de retraite en 2016, contre 5.766 (9,61 x 600) euros en 2015. A noter : jusqu’au 31 décembre 2013, il fallait gagner au moins 800 heures Smic dans l’année pour bénéficier d’une annuité dans le privé.

Si l’assuré n’arrive pas à cotiser quatre trimestres dans l’année, il a toujours la possibilité de racheter des trimestres de cotisation au titre des années de cotisation incomplète. Le montant du rachat dépend de son âge, de son niveau de salaire et de l’option choisie. L’assuré peut seulement augmenter le nombre de ses trimestres ou majorer à la fois sa durée de cotisation et son taux de pension (fixé au maximum à 50% du salaire de référence).

Pour mémoire, il faut disposer d’un certain nombre de trimestres de cotisation, variable en fonction de la date de naissance, pour toucher une pension de base sans abattement. La dernière réforme des retraites a fait passer cette durée de cotisation de 166 trimestres (41,5 ans) pour la génération née en 1957 à 172 trimestres (43 ans) pour les générations nées à partir de 1973.

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