L’âge légal de la retraite des médecins hospitaliers reculé à 70 ans ?


 

Pour répondre à la fois à la pénurie de mains d’œuvre dans les hôpitaux publics et réduire le recours onéreux aux médecins intérimaires, le gouvernement a trouvé la parade : faire travailler encore un peu plus longtemps les praticiens hospitaliers. Dans le cadre du projet de loi Santé qui sera examiné en séance publique à l’Assemblée à compter du 30 mars prochain, l’exécutif a déposé un amendement reculant l’âge de départ à la retraite des médecins des hôpitaux de 68 à 70 ans.

L’article 135 de la loi du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique avait déjà instauré la possibilité pour ces professionnels de santé de partir plus tard à la retraite comparé au droit commun (62 ans à partir de 2017). Le report à 70 ans concernerait les médecins nés à compter du 1er janvier 1955.

L’amendement instaure, par ailleurs, une dérogation à la refonte du cumul emploi-retraite instaurée par la dernière réforme des retraites. Pour bénéficier du dispositif, les retraités doivent, depuis le 1er janvier 2015, liquider tous leurs droits à la retraite. Pour les fonctionnaires, notamment hospitaliers, cela signifie qu’ils doivent demander à être radiés des cadres de la fonction publique. En clair : ils n’ont plus la possibilité d’exercer en tant qu’agent public. Pour leur permettre de poursuivre leur carrière à l’hôpital, l’amendement prévoit un régime temporaire « afin de permettre le recrutement de médecins de façon dérogatoire à la limite d’âge de droit commun ».

 

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