L’épargne retraite individuelle se porte bien


Les versements sur les contrats individuels d'épargne retraite ont connu une hausse de 9,2% en 2013, selon les chiffres des assureurs publiés le 19 septembre 2014. La collecte demeure toutefois largement en deçà de celle de l'assurance vie.    

des plaquettes de Perp

En 2013, les Français ont davantage alimenté leur contrat individuel d’épargne retraite. Selon les données diffusées le 19 septembre 2014 par la Fédération française des sociétés d’assurances (FFSA), les cotisations sur ce type de produit ont progressé l’an dernier de 9,2% pour atteindre 5,15 milliards d’euros. Certes, il s’agit d’une goutte d’eau comparé aux 101,41 milliards versés en 2013 dans l’assurance vie. Il n’empêche, la performance est à saluer sachant le peu d’appétence des Français pour les produits en rentes. En outre, dans le même temps, l’épargne retraite collective essuie, elle, une baisse de 18,2% des cotisations à 5,35 milliards d’euros liée à la réduction des abondements des entreprises.

 

Succès du Perp

Dans le détail, c’est le plan d’épargne retraite populaire (Perp) qui apparaît le plus dynamique. Les versements ont bondi de 18,2% en 2013 pour s’élever à 1,52 milliard d’euros. Cette hausse s’explique par le nombre important d’affaires nouvelles. Quelque 85.000 nouveaux plans ont été souscrits l’année dernière, contre 73.000 en 2012. Soit une croissance de 16,4% sur un an.

Preuve que ce produit créé par la loi Fillon de 2003 commence à devenir mature, les prestations ont cru de 24,5% à 310 millions d’euros. L’encours continue toutefois de progresser avec des provisions mathématiques en hausse de 18,5% à 10,43 milliards d’euros. L’une des explications de ce (relatif) succès du Perp est sans doute à rechercher du côté de la déduction d’impôt qu’offre ce produit (jusqu’à 29.098 euros pour la déclaration 2014 portant sur les revenus de 2013) alors que le « ras le bol » fiscal ne cesse de grandir dans l’opinion publique.

 

Le Madelin moins dynamique

La collecte des contrats de retraite « Madelin » destinés aux travailleurs non-salariés (TNS) a également été positive en 2013. Les artisans, les commerçants, les chefs d’entreprise et les professions libérales ont placé 2,80 milliards d’euros l’an dernier, une somme en hausse de 9,3%. Reste qu’au contraire du Perp, une cotisation annuelle obligatoire (qui peut être complétée par des versements libres) est exigée dans les contrats « Madelin ». Par ailleurs, le nombre d’affaires ralentit sensiblement. Seulement 72.000 nouveaux contrats ont été souscrits en 2013 au lieu de 100.000 en 2012. En dépit d’une inflation des prestations (+ 21,6%), l’encours reste largement dans le vert (+ 12,1%) à 26,66 milliards d’euros.

Le « Madelin » agricole réservé aux non-salariés agricoles (chefs d’exploitation, conjoints collaborateurs, aidants familiaux) commence, quant à lui, à s’essouffler. Les cotisations ont augmenté d’à peine 4,1% en 2013 à 271 millions d’euros. Les affaires nouvelles affichent un recul de 8,3% avec 10.000 nouveaux contrats. Les prestations s’envolent de 34,9% à 102 millions d’euros sous l’effet du vieillissement de la population agricole. Le produit étant encore « jeune » (il a été instauré en 1984), les provisions mathématiques progressent néanmoins de 7,9% à 4,39 milliards d’euros.

 

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