La plus grande caisse de retraite des libéraux à nouveau contrôlée


La Caisse interprofessionnelle de prévoyance et d'assurance vieillesse, qui gère la retraite de 25% des professions libérales, est actuellement auditée par la Cour des comptes. Le premier rapport de la Haute juridiction, publié il y a presque deux ans, avait été particulièrement virulent.    

La Cipav va bientôt quitter le siège parisien du Groupe Berri

Bis repetita pour la Caisse interprofessionnelle de prévoyance et d’assurance vieillesse (Cipav). Cette caisse, qui gère la retraite du quart des professionnels libéraux, fait actuellement l’objet d’un nouvel audit de la Cour des comptes. L’information divulguée par le magazine Que Choisir a été confirmée à Toutsurmesfinances.com par la Cipav. Le contrôle portera sur la période comprise entre 2012 et 2015. Le rapport sera présenté dans le courant du mois de février.

De nombreux dysfonctionnements

Dans un premier rapport rendu public le 11 février 2014, soit il y a presque deux ans, la Cour des comptes avait vivement critiqué la qualité de service de la Cipav qui compte 800.000 affiliés. Les Sages de la rue Cambon avaient notamment épinglé les nombreux retards dans le versement des pensions, l’absence de réponse aux courriers envoyés par les assurés ou encore le non enregistrement des droits des 300.000 autoentrepreneurs qui proposent des prestations intellectuelles ou de services et dépendent, à ce titre, de la Cipav (les 600.000 autres qui exercent des activités commerciales ou artisanales cotisent, eux, pour la retraite au Régime social des indépendants).

Un plan d’investissement

Suite au rapport de la Cour qui avait fait grand bruit, un nouveau directeur, Olivier Selmati, un haut fonctionnaire venu de la direction de la Sécurité sociale (DSS), a été nommé et l’équipe de direction a été entièrement remaniée. Un plan d’investissement de 5 millions d’euros sur trois ans a été lancé pour moderniser le système informatique en vue de proposer une liquidation automatique des pensions. Un service de réclamation a été mis en place, la plateforme téléphonique a été externalisée auprès de la Mutualité sociale agricole (MSA), et les autoentrepreneurs peuvent connaître leurs droits en se connectant sur leur espace personnel. On verra en février si ces efforts ont été payants…

A lire également :

Cipav : « Tous les dysfonctionnements doivent disparaître d’ici 2016 »