La « préretraite amiante » légèrement étendue


La liste des établissements donnant droit à l'allocation de cessation anticipée d'activité des travailleurs de l'amiante vient d'être étoffée. Cette allocation permet, sous certaines conditions, d'arrêter de travailler à compter de 50 ans.    

un homme en train de défloquer

Les salariés pouvant bénéficier de la « préretraite amiante » vont être un peu plus nombreux. Deux arrêtés sont parus le 16 octobre 2014 au Journal Officiel ajoutant deux nouvelles entreprises à la liste des établissements donnant accès à l’allocation de cessation anticipée d’activité des travailleurs de l’amiante (Acaata).

Pour avoir droit à l’Acaata qui permet de percevoir une allocation (dont le montant varie en fonction du salaire de référence) jusqu’à son admission à la retraite, il faut avoir au moins 50 ans, être atteint d’une maladie professionnelle provoquée par l’amiante ou avoir travaillé dans un établissement de fabrication de matériaux contenant de l’amiante, de flocage et de calorifugeage à l’amiante ou de construction et de réparation navales. Les dockers, et d’une manière générale le personnel portuaire assurant la manutention de sacs d’amiante, âgés d’au moins 50 ans peuvent également prétendre à l’Acaata.

Pas de cumul avec la retraite

Désormais, les salariés ayant travaillé de 1983 à 2000 dans la société Alfred André située à Gonfreville-L’Or (Seine-Maritime) ont la possibilité de déposer une demande à la Caisse régionale d’assurance maladie (CRAM) pour toucher l’Acaata. Idem pour les salariés ayant travaillé de 1981 à 1998 dans l’atelier de réparation navale SARL Floride Marine (devenu Coopérative maritime de Bidossoa) installé dans le port d’Hendaye (Pyrénées-Atlantiques).

Une fois la demande envoyée et acceptée, l’allocataire doit présenter sa démission à son employeur. L’Acaata est versée jusqu’à ce que le bénéficiaire puisse percevoir une retraite à taux plein (sans décote), soit au maximum à 67 ans. Elle n’est pas cumulable avec d’autres allocations de préretraite ou de cessation anticipée d’activité, les allocations chômage ou une pension de retraite. Une exception existe pour les retraités affiliés à un régime spécial comme celui du Port autonome de Strasbourg ou des ouvriers d’Etat. En revanche, le cumul est possible avec une rente d’accident du travail ou de maladie professionnelle.

 

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