Le coût des trimestres pour les expatriés a quadruplé


Une récente circulaire fixe les nouveaux coûts de cotisation pour activité hors de France. Non seulement, ils ont sensiblement augmenté mais leur demande est maintenant limitée dans le temps.

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Les Français qui partent vivre à l’étranger doivent plus que jamais se préoccuper de leur retraite avant de boucler leurs valises. Car au moment de liquider leurs droits, la facture va désormais s’avérer très, très salée comme une circulaire datée du 14 décembre dernier l’a révélé et dont l’effet est rétroactif.
Jusqu’au 31 décembre 2010, le coût de cotisation pour activité hors de France était équivalent au coût d’une cotisation en France. Depuis le 1er janvier 2011, il s’élève dorénavant entre 1.034 euros et 6.449 euros par trimestre. Soit le double, voire le quadruple en fonction des cas, du montant antérieur ! En outre, précise la circulaire, le rachat ne peut pas être demandé plus de dix ans après le retour en France. En clair : les expatriés revenus au pays avant 2003 n’ont plus la possibilité de racheter de trimestres de cotisation au titre de leurs années passées à l’étranger.

Les cotisants à la CFE pas concernés

Cette restriction est d’autant gênante qu’il a fallu attendre 23 mois avant que la circulaire sur le nouveau régime ne soit publiée. Ce qui se traduit pour les expatriés de retour en France depuis 2011 par une perte… de près de deux années de cotisation. « La punition est sévère pour les milliers de Français qui sont allés défendre nos entreprises et l’image de la France à l’étranger. On peut se demander ce qui a poussé les députés à les pénaliser à ce point », s’interroge Emmanuel Grimaud, président-fondateur de Maximis Retraite, une société de conseil en optimisation de retraite et de gestion de fin de carrière.
Point important : la circulaire ne concerne pas les expatriés ayant cotisé à la Caisse des Français à l’étranger (CFE) et qui bénéficient des mêmes droits que s’ils étaient restés en France. C’est généralement le cas pour les salariés envoyés à l’étranger par leur entreprise. « Avec cette annonce des coûts de rachat, les Français actuellement à l’étranger et ceux déjà revenus en France doivent impérativement étudier l’intérêt de cotiser ou non [à la CFE] mais aussi de racheter leurs périodes à l’étranger », résume Emmanuel Grimaud.