Le gel des retraites seulement à partir de 1.206 euros


EXCLUSIF – La non revalorisation des retraites de base prévue par le gouvernement concernerait en définitive uniquement les retraités dont les pensions globales dépasseraient 1.205 euros bruts par mois, d'après Toutsurlaretraite.com.    

des billets de banque

Selon les informations de Tousurlaretraite.com, seules les retraites de base des Français dont les pensions globales (tous régimes confondus) sont supérieures à 1.205 euros par mois seraient concernées par le gel des pensions. Pour rappel, Manuel Valls a annoncé le 16 avril dernier, dans le cadre d’un plan de 50 milliards d’euros d’économies, que les pensions de base ne seraient pas revalorisées par rapport à l’inflation au 1er octobre 2014, puis a limité cette mesure aux retraites de base des personnes percevant au moins 1.200 euros de pensions par mois.

Revalorisation à 50% entre 1.200 et 1.205 euros

D’après nos sources, le gouvernement aurait estimé nécessaire d’instaurer un seuil transitoire pour ne pas pénaliser les retraités dont la pension globale dépasse de peu 1.200 euros par mois. Ainsi, une revalorisation de moitié serait appliquée au 1er octobre 2014 pour les pensions de base des retraités percevant entre 1.200 euros et 1.205 euros par mois. En deçà de 1.200 euros, les retraites de base seront indexées à 100% sur l’inflation. Tous ces montants sont exprimés en brut (hors prélèvements obligatoires). Par ailleurs, les pensions de réversion versées aux conjoints survivants devraient être prises en compte dans les pensions globales.

 

Allègements des cotisations vieillesse

Tous ces éléments devraient être inscrits dans le projet de loi de financement rectificative de la Sécurité sociale (PLFRSS) pour 2014 qui sera présenté le 18 juin prochain en Conseil des ministres. Le PLFRSS prévoit également des réductions de cotisations vieillesse pour les salariés du privé dont les rémunérations n’excèdent pas 1,3 fois le Smic (1.879 euros bruts par mois en 2014) et pour les agents publics dont le traitement (hors primes et avantages) ne dépasse pas 1,5 fois le Smic (2.168 euros bruts par mois). Ces mesures visent à augmenter le pouvoir d’achat des bas salaires et servent de pendant aux allègements de charges patronales consentis aux entreprises dans le cadre du pacte de compétitivité et d’emploi.

 

A lire également :

Gel des pensions : les caisses de retraite consultées