Le point sur la retraite mutualiste du combattant


AVIS D'EXPERT VIDEO - Si l'aide de l'Etat octroyée à la retraite mutualiste du combattant vient d'être rognée, cette retraite par capitalisation présente encore de nombreux avantages, explique Michaël Allouch, animateur-formateur à la Carac.

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Attaque en règle de la retraite mutualiste du combattant (RMC) : le 24 septembre 2013, un décret est paru au Journal Officiel stipulant que la majoration des rentes versée par l’Etat sur ces retraites par capitalisations réservées aux combattants, anciens combattants et victimes de guerre était réduite de 20%. Au lieu d’être comprise entre 12,5% et 60%, l’aide de l’Etat s’élève désormais de 10% à 48% (en fonction de la date de souscription, de la date de délivrance de la carte ou du titre d’ancien combattant et de l’âge dus souscripteur). Le gouvernement espère ainsi économiser 10 millions d’euros en 2014 et 30 millions par an à compter de 2015.

Exonérée d’impôts

Pour autant, la retraite mutualiste du combattant demeure très intéressante, comme le rappelle Michaël Allouch, animateur-formateur à la Carac, l’un des organismes distributeurs de la RMC. Elle bénéficie d’une revalorisation annuelle par l’Etat sans conditions de ressources. Surtout, la RMC n’est ni imposable, ni soumise aux prélèvements sociaux (CSG, CRDS…). Mieux : les versements peuvent être déduits des revenus à déclarer (dans la limite de 1.741 euros en 2013). Enfin, elle jouit de la fiscalité avantageuse de l’assurance vie. En cas de décès, le capital peut ainsi être transmis aux bénéficiaires hors droits de succession.

La RMC est plus accessible qu’il n’y parait : il suffit d’avoir été au moins 90 jours sur un théâtre d’opération pour en bénéficier, comme le souligne Michaël Allouch. La retraite mutualiste du combattant compte quelque 400.000 souscripteurs.