Le projet de loi vieillissement pas « à la hauteur » selon les professionnels de la dépendance


 

Tirs groupés contre le projet de loi relatif à l’adaptation de la société au vieillissement. Avant même l’adoption le 16 septembre 2015 du texte en seconde lecture à l’Assemblée nationale, les professionnels de la prise en charge de la perte d’autonomie l’ont fortement dénigré. Le projet de loi « n’est […] pas à la hauteur des enjeux du vieillissement de la population et d’un besoin d’aide à l’autonomie de plus en plus élevé des personnes en établissement », estiment les représentants des mutuelles santé (Mutualité française, Génération Mutualistes) et des maisons de retraite et services aux personnes dépendantes (FEHAP, UNIOPSS, FNADEPA, AD-PA, FHF) dans un communiqué commun daté du 15 septembre.

Hormis sur quelques points techniques, le projet de loi n’aborde pas le problème de la prise en charge de l’hébergement en maison de retraite. Le gouvernement a reconnu que cette question ne sera pas traitée tant que les finances publiques ne seront pas assainies. En conséquence, le projet de loi vieillissement « ne résoudra pas le problème de la hausse du reste à charge laissé aux résidents et à leurs familles », regrettent les professionnels qui rappellent que « le tarif d’hébergement mensuel à la charge du résident et de sa famille est de près de 2.500 euros par mois en région Ile de France et 1.900 euros en région, alors que la retraite mensuelle moyenne est de 1.300 euros. » « Des choix doivent être faits, des priorités données pour que notre société accompagne les personnes âgées en établissement dignement », conclut le communiqué.