Le recours à l’épargne privée permettra de maintenir le niveau des pensions d’après l’OCDE


L'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) suggère dans un rapport d'élargir l'accès aux retraites privées pour maintenir voire augmenter le niveau des pensions, sans pour autant les rendre obligatoires dans tous les pays.

ocde, epargne, retraite, privee

L’épargne retraite privée pourrait être la solution afin d’augmenter le montant des pensions de retraite dans les années à venir, estime l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) dans un rapport rendu public le 11 juin 2012. L’organisation conseille ainsi aux gouvernements de concilier recul de l’âge légal de départ en retraite et promotion de l’épargne privée.

Elle part du constat que les dernières réformes de la décennie aboutiront à une réduction de l’ordre de 20 à 25% des pensions servies par les systèmes de pensions publics. Ainsi les assurés qui commencent aujourd’hui leur carrière professionnelle devront s’attendre à percevoir une pension nette du régime public équivalent à 50% de leurs revenus nets en moyenne dans les pays de l’OCDE, s’ils liquident leur retraite après une carrière pleine et à l’âge officiel de départ.

A l’inverse l’OCDE observe que pour les 13 pays qui ont rendu les pensions obligatoires, comme l’Australie et le Chili, les futurs pensionnés peuvent espérer une allocation de retraite à 60% de leurs revenus d’actifs.

Le troisième cas de figure est celui des pays où les pensions publiques sont relativement faibles et où le recours à l’épargne retraite privée se fait sur la base du volontariat, comme en Allemagne en Corée, aux États-Unis, en Irlande et au Japon. Dans ces pays, de nombreux retraités voient leurs ressources chuter brutalement à la retraite.

Toutefois l’OCDE ne va pas jusqu’à préconiser d’imposer l’épargne retraite obligatoire dans tous les pays, au risque de pénaliser les plus faibles revenus. Elle met en avant une solution intermédiaire, celle des dispositifs à adhésion automatique comme il en existe en Italie, en Nouvelle-Zélande et, à partir d’octobre 2012, au Royaume-Uni. Dans ces systèmes les travailleurs sont automatiquement affiliés à un dispositif d’épargne retraite mais peuvent en sortir au bout d’un certain temps. L’organisation reconnaît néanmoins que leur effet est variable selon les pays : efficace en Nouvelle-Zélande, faible en Italie.

L’OCDE ajoute qu’il faut favoriser des allégements d’impôts afin d’encourager l’épargne retraite privée, les faibles revenus et les jeunes travailleurs étant moins en mesure de constituer une pension privée.

Enfin, l’OCDE estime qu’il est important d’encadrer et de surveiller la gestion des fonds de pension privés afin de minimiser les risques et de restaurer les confiances des épargnants dans les pensions privées.