Les anciens « harkis » autorisés à racheter 4 trimestres de retraite


 

Les anciens « harkis », passés par des camps de transit à leur arrivée en France, vont pouvoir racheter des trimestres de cotisation à la retraite. Considérant que leur passage dans ces camps après la guerre d’Algérie n’a pas permis à ces « supplétifs » de l’armée française en Algérie de se constituer des droits à la retraite, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2015 leur donne la possibilité de racheter jusqu’à 4 trimestres.

Les rachats de trimestres sont normalement autorisés seulement au titre des années d’études supérieures (validées par un diplôme) ou au titre des années de cotisation incomplète (chômage, temps partiel, petits boulots…) dans le régime général des salariés. « Une réduction forfaitaire spécifique, compensée par l’Etat, sera par ailleurs appliquée au barème du rachat, afin de favoriser l’accès à ce rachat en diminuant le coût du reste à charge pour les assurés concernés », précise le PLFSS 2015 qui sera présenté le 8 octobre en Conseil des ministres et dont Toutsurlaretraite.com a pu se procurer une copie.

Cette mesure fait partie du plan d’action en faveur des harkis annoncé le 4 juillet 2014 par François Hollande et qui prévoit notamment une amélioration des aides existantes pour qu’elles répondent mieux aux besoins des harkis et de leurs descendants. Au lendemain des accords d’Evian du 18 mars 1962 consacrant l’indépendance de l’Algérie, 75.000 à 150.000 harkis ont, selon les sources, été abandonnés en Algérie, souvent victimes de représailles. Environ 30.000 autres ont été admis en France, logés dans des camps de fortune. Les harkis et leurs descendants représentent aujourd’hui environ 150.000 personnes en France.

 

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