Les Français pour une nouvelle loi sur la dépendance


La question du financement de la perte d’autonomie inquiète nos compatriotes. Selon un baromètre réalisé par Molitor Consult auprès de 1.007 personnes pour le compte de l’Organisme commun des institutions de rente et de prévoyance (Ocirp) et rendu public le 21 janvier 2016, 84,5% des sondés estiment qu’une réforme permettant une prise en charge pérenne de la dépendance est nécessaire d’ici 2022. 37,3% souhaitent même que ce texte soit adopté avant 2017. Un comble sachant que la loi relative à l’adoption de la société au vieillissement (ASV) a été promulguée le 29 décembre 2015 et est entrée en application depuis le 1er janvier.

Le résultat n’est, en réalité, pas si paradoxal sachant que la loi ASV vise avant tout à favoriser le maintien à domicile des personnes âgées dépendantes via un relèvement de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA). Or, il semble que les Français se soucient avant tout du financement de l’hébergement en maisons de retraite médicalisées. 64,1% veulent une réforme qui réduirait le montant du « reste à charge » (la somme restant à payer après déduction des aides et remboursements maladie) en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad).

6,2% d’entre eux jugent même cette mesure « primordiale ». Cette prise en charge publique, évaluée à 1,5 milliard d’euros par an, n’est financièrement pas possible compte tenu du niveau des déficits publics de la France, a averti Laurence Rossignol, la secrétaire d’Etat chargée de la Famille, de l’Enfance, des Personnes âgées, et de l’Autonomie lors du débat parlementaire sur le projet de loi ASV.

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