Les périodes travaillées à l’étranger comptent-elles pour la retraite ?


MES FINANCES TV – Les Français qui travaillent hors des frontières peuvent, dans plusieurs cas, cotiser pour leur retraite française.  

Il est possible de cotiser à l'étranger pour sa retraite française

Nos compatriotes, notamment les jeunes, sont de plus en plus tentés par l’expatriation. Mais ces périodes passées en dehors de l’Hexagone sont-elles prises en compte dans le calcul de la retraite française ? En réalité, tout dépend de la nature du contrat de travail, ainsi que du pays de destination.

« On cotise toujours depuis l’étranger pour sa retraite en France si l’on a un contrat de détaché, qui prévoit par définition que le salarié reste lié au système français de protection sociale », explique Philippe Sanson, directeur du Centre des liaisons européennes et internationales de Sécurité sociale (Cleiss) qui assure le lien entre les organismes français de retraite et leurs homologues de 73 pays.

UE or not UE

Si un ressortissant français a signé un contrat de travail de droit local, il a le statut d’expatrié, et deux cas de figure se présentent alors. S’il travaille dans un Etat membre de l’Union européenne (UE), de l’Espace économique européen (Norvège, Islande, Liechtenstein), et en Suisse, ou dans un pays qui a signé une convention bilatérale de Sécurité sociale avec la France : les périodes d’assurance validées par l’organisme vieillesse étranger sont alors prises en compte dans le calcul de sa retraite française. L’organisme étranger procèdera de même et servira sa propre retraite.

Hors de l’UE ou d’une convention, ses cotisations locales ne sont pas comptabilisées. Si la personne s’expatrie dans un pays non soumis aux règlements européens ou à une convention, le droit à une retraite sera examiné en fonction des cotisations versées dans chacun des Etats, séparément, sans prise en compte des périodes accomplies dans l’autre Etat.

« Le salarié aura alors intérêt à cotiser à la Caisse des Français de l’étranger », conseille Philippe Sanson. Les cotisations volontaires vieillesse à la CFE, qui peuvent être prises en charge en totalité ou en partie par l’entreprise, permettent de valider des trimestres dans les mêmes conditions que si l’expatrié était resté en France. Du moins pour la retraite de base. Pour les retraites complémentaires Arrco et Agirc, les règles sont différentes : il faut cotiser à la CRE–IRCAFEX.