Les retards de versements de retraites en voie de résolution


D'après un communiqué de l'Assurance retraite, le nombre de nouveaux retraités sans pension aurait été divisé presque divisé par quatre en l'espace de quatre mois en Nord-Picardie et dans le Languedoc-Roussillon.   .

Les retards de pension dans les caisses de Lille et de Montpellier sont passées de 12.000 à 3.500

Les retards dans le versement des pensions des nouveaux retraités de Nord-Picardie et de Languedoc-Roussillon seraient en passe d’être résolus. Au 31 mars 2015, 3.500 dossiers retraite accusaient un retard pour les caisses d’assurance retraite et de santé au travail (Carsat) des deux régions, contre 12.000 à fin novembre 2014, selon un communiqué diffusé le 1er avril par la Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav) qui chapeaute les Carsat.

Ce résultat a été notamment obtenu grâce au transfert de 10.000 dossiers auprès d’autres caisses moins débordées que celles de Lille et de Montpellier. Les Carsat de Nord-Picardie et de Languedoc-Roussillon doivent faire face à un afflux de demandes de retraite consécutif au papy-boom mais aussi à des problématiques qui leur sont propres.

Réduction d’effectif

La caisse de Lille, implantée dans une région industrielle, doit composer avec l’extension du dispositif de retraite anticipée pour carrière longue suite au décret signé le 2 juillet 2012 par François Hollande. Quant à celle de Montpellier, elle se caractérise par un grand nombre de profils de retraités aux carrières heurtées (chômage, intérim…) plus difficiles à traiter.

D’ailleurs, tout en s’excusant des retards subis qui « constituent à l’évidence une défaillance », les président de la Cnav, des Carsat et des caisses générales de Sécurité sociale (CGSS) des DOM-TOM soulignent la difficulté du travail des caisses. « Le processus de traitement des dossiers doit tenir compte d’une triple exigence : outre celle de la qualité de la liquidation […] et celle de la liquidation à temps, s’ajoute la contrainte de la liquidation au moindre coût, les pouvoirs publics ayant souhaité engager un effort sans précédent de réduction des effectifs du service public de la Sécurité sociale. Or, parallèlement, la réglementation retraite […] a été considérablement complexifiée », déplorent-ils dans le communiqué.

En clair : les caisses de retraite doivent faire mieux avec moins de personnel et dans un environnement en constante évolution. « Des mesures de simplification de la réglementation retraite apparaissent désormais nécessaires afin d’éviter à l’avenir des difficultés de gestion du service public », concluent les présidents.

 

A lire également :

Retraites en retard : l’aide de 800 euros peut être touchée plusieurs fois

Retraites agricoles : 40.000 liquidations en retard en Languedoc ?