Les retraités français mieux lotis que leurs voisins


 

La France a la particularité d’offrir à ses retraités un niveau de vie proche de celui des actifs, comparée à ses voisins européens, selon un document de travail du ministère des Affaires sociales et de la Santé publié le 17 juillet 2014. Les revenus disponibles des 65 ans et plus représentent en moyenne 96% de ceux des moins de 65 ans dans l’Hexagone, contre 89% en Italie, 88% en Allemagne, 86% aux Pays-Bas, 80% au Royaume-Uni et en Espagne, 77% en Suède, 74% en Belgique, 73% en Finlande et 71% au Danemark.

« C’est la contribution des niveaux de pensions brutes qui explique l’essentiel des écarts de niveaux de vie relatifs des 65 ans et plus par rapport aux 0-64 ans entre la France et les autres pays européens », analysent les trois auteurs. En d’autres termes, le poids des retraites (de base et complémentaires) est important chez les revenus des pensionnés français. D’ailleurs, la France présente le taux de remplacement (le ratio entre la pension versée et le dernier salaire perçu) le plus élevé. Il se situe à 66% alors qu’il atteint 60% en Suède, 51% en Italie, 49% en Espagne, 48% en Finlande, 47% en Allemagne, 45% en Belgique, 44% au Royaume-Uni et aux Pays-Bas et 43% au Danemark.

En toute logique, la proportion des actifs ayant souscrit un dispositif d’épargne retraite volontaire est faible en France (9,8%) comparée au Royaume-Uni (16,5%), à la Finlande (16,6%), à l’Espagne (16,8%), aux Pays-Bas (17,1%), au Danemark (33%), à la Suède (47%) et à l’Allemagne (62,9%). Seule l’Italie présente un taux plus faible (7,6%). Celui de la Belgique ne figure pas dans le rapport.

 

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