Partir à la retraite à 63 ans vaut le coup


Décaler son départ à la retraite d'un an permet d'augmenter en moyenne le montant de sa future pension de près de 5%, d'après un rapport publié le 26 novembre 2014 par le Conseil d'orientation des retraites.      

un senior

Quitter la vie active un an plus tard s’avère plutôt rentable. Selon un document de travail du Conseil d’orientation des retraites (COR) diffusé le 26 novembre 2014, partir non pas à 62 ans, c’est-à-dire à l’âge minimum de départ à la retraite, mais à 63 ans permet en moyenne d’augmenter le montant de sa pension de 4,8%. Un bonus loin d’être négligeable sachant que les retraites sont versées, compte tenu de l’espérance de vie, en moyenne durant 20 ans.

 

Travailler une année supplémentaire est particulièrement profitable pour les assurés ne justifiant pas des trimestres de cotisation requis pour bénéficier d’une pension à taux plein (sans abattement). Le montant de leur retraite progresse en moyenne de 6,7%, contre 3,5% pour les affiliés disposant de tous leurs trimestres à 62 ans. Normal : non seulement ils se créent de nouveaux droits à la retraite mais ils réduisent leur « décote » (1,25% par trimestre manquant, soit une minoration de 5% par annuité de moins). Les assurés « à carrière complète » bénéficient, eux, uniquement de la « surcote » (1,25% par trimestre supplémentaire, soit une majoration de 5% par annuité de plus).

 

Surcote plus rentable dans le public

D’une manière générale, une fois que le taux plein est atteint, décaler son départ d’un an rapporte en moyenne « seulement » 3,2%. Autre enseignement du rapport du COR : la rentabilité de la surcote est plus conséquente dans le public que dans le privé. Un fonctionnaire qui décide à l’âge d’ouverture des droits de travailler un an de plus alors qu’il a tous ses trimestres verra sa pension augmenter de 5,2%. Dans la même situation, un cadre ou un non-cadre du secteur privé bénéficiera d’un bonus de 4,7%.

 

« Cet écart traduit principalement le fait qu’il existe une surcote dans les régimes de base et intégrés (comme ceux de la fonction publique, NDLR), mais pas dans les régimes complémentaires de salariés du privé », explique le rapport. Alors que les régimes complémentaires Arrco (l’ensemble des salariés) et Agirc (les seuls cadres) disposent d’un coefficient de minoration équivalent à la décote, ils ne proposent pas de coefficient de majoration qui aurait fait office de surcote.

 

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