Pas besoin de réformer les retraites en France, selon Moscovici

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Le commissaire européen Pierre Moscovici n'enjoint pas Paris à lancer une nouvelle réforme des retraites. Bruxelles souligne toutefois que les régimes français doivent faire face à des déficits.

 

Le commissaire européen chargé des Affaires économiques et financières Pierre Moscovici le 23 mai 2016 à la Représentation française de la Commission européenne

 

Pour Pierre Moscovici, il s'agit d'un non-sujet. « La Commission européenne ne demande pas une nouvelle réforme des retraites en France », a déclaré le 23 mai 2016 le commissaire européen chargé des Affaires économiques et financières. L'ex-ministre de l'Economie et des Finances dans le gouvernement de Jean-Marc Ayrault s'exprimait dans le cadre d'un point presse organisé à Paris au lendemain de la publication par Bruxelles de ses recommandations sur les Etats membres.

A lire le document, l'exécutif européen ne semble pourtant pas tout à fait serein sur la situation financière des régimes tricolores. « Le système (français, NDLR) de retraite pourrait continuer à faire face à des déficits à court et moyen termes, en particulier dans des conditions macroéconomiques défavorables », est-il écrit. Il n'empêche, pas question d'enjoindre la France à lancer une nouvelle réforme. « Ce n'est pas à la Commission, mais au pays de décider de se réformer », a avancé Pierre Moscovici.

Pas de recul de l'âge de départ

Le commissaire européen n'a pas voulu s'exprimer sur un éventuel nouveau recul de l'âge légal de départ à la retraite, une proposition commune aux principaux candidats à la primaire de droite pour les présidentielles. Nicolas Sarkozy veut faire passer l'âge légal de 62 à 63 ans tandis qu'Alain Juppé, François Fillon et Bruno Le Maire souhaitent le porter à 65 ans.

Ce dernier propose également la mise en place d'une retraite obligatoire par capitalisation qui viendrait s'ajouter aux retraite de base et complémentaires par répartition. Juppé, Sarkozy et Fillon militent aussi pour un alignement des règles des régimes publics sur celles des régimes privés. Enfin, tous les quatre promettent de supprimer l'« usine à gaz » du compte pénibilité, un dispositif qui permet aux salariés travaillant dans des conditions difficiles de partir plus tôt à la retraite.

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