Pas de hausse des retraites en 2014


 

Manuel Valls a annoncé le 16 avril 2014 à l’issue du Conseil des ministres que les retraites ne seront pas indexées par rapport à l’inflation cette année. Ce gel des pensions complémentaires, mais aussi de base, figure parmi les 11 milliards d’euros d’économies réalisés « sur la gestion du système social », a expliqué le Premier ministre. Or, si l’absence de revalorisation annuelle des retraites complémentaires était connue, celle des retraites de base constitue une nouveauté.

Pour résorber les déficits des deux régimes complémentaires, les conseils d’administration de l’Arrco (pour tous les salariés) et de l’Agirc (pour les seuls cadres) ont décidé respectivement les 11 et 13 mars derniers de ne pas augmenter la valeur des points Agirc et Arrco au 1er avril. Du côté des pensions de base, la réforme des retraites de 2014 avait bien instauré, à compter de cette année, un report de leur revalorisation annuelle du 1er avril au 1er octobre mais ne parlait pas de désindexation.

L’annonce de Manuel Valls constitue donc une « bombe » et surtout une mauvaise nouvelle pour les retraités. Leurs pensions de base et complémentaires ne suivant pas la hausse des prix à la consommation, ils vont subir une perte sensible de pouvoir d’achat. Une exception a, toutefois, été prévue pour les « petites retraites ». « Ces mesures temporaires épargneront les retraités dont les pensions sont les plus modestes puisque le minimum vieillesse continuera, lui, d’être revalorisé », a souligné le chef du gouvernement. La seconde revalorisation (après celle de 0,6% opérée le 1er avril dernier) exceptionnelle de l’allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa), qui remplace le minimum vieillesse depuis 2006, serait donc a priori bien appliquée au 1er octobre prochain comme prévu. Le gel des retraites de base devrait permettre, à lui seul, de dégager 1,3 milliard d’euros d’économies, d’après le locataire de Matignon.

 

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