Proposition n°4 du PS sur les retraites : la création d’une retraite à la carte


Le Parti socialiste veut maintenir à tout prix l'âge légal de départ à la retraite à 60 ans.

« À 60 ans, un ouvrier et un cadre ont une espérance de vie de 7 ans différente » justifie-t-il. « Relever cet âge constituerait une double injustice. Il reviendrait à faire payer la retraite des cadres par les ouvriers puisque pour ceux qui ont commencé à travailler tard et qui sont diplômés, le relèvement de l’âge légal n’aurait aucun impact, alors que pour les autres il impliquerait des années de travail supplémentaires. Par ailleurs cela reviendrait à faire abstraction de l’inégalité d’espérance de vie à 60 ans entre ouvriers et cadres. »

Le PS entend donc conserver ce socle et y ajouter des options personnelles, selon les aspirations de chacun. « Nous proposons donc d’instaurer le principe d’une retraite choisie, incitant à travailler plus longtemps ceux qui le peuvent et le souhaitent, dans le cadre d’une refonte globale de l’acquisition des droits : création d’un compte temps individuel, prise en compte des périodes de formation initiale ou continue, incitation à retarder son départ » explique-t-il.

Un compte temps
Pour cette retraite à la carte, le PS propose donc de :

– Créer un compte temps qui récapitulera chaque année à l’assuré ses droits acquis pour la retraite. « Il permettra à chacun de faire de vrais choix dans l’organisation des temps de la vie. Grâce à ce compte temps, chacun pourra choisir de prendre une année sabbatique, de reprendre des études ou de réduire progressivement leur temps de travail au lieu de subir le couperet de la retraite » affirme le PS.

– Prendre en compte les années de formation. « Nous proposons d’instaurer une cotisation volontaire au titre des années d’études. Il ne s’agit pas de racheter ces années mais d’offrir la possibilité, à ceux qui le souhaitent, de majorer leur cotisation retraite au cours des 10 ou 15 premières années de la vie active pour valider jusqu’à 3 années d’études. De même, nous proposons que les stages de fin d’étude soient rémunérés et fassent l’objet de cotisations sociales. »

– Inciter ceux qui le souhaitent à travailler plus longtemps. « Ces incitations existent en partie à travers le mécanisme de surcote. Il est proposé de le renforcer et de le moduler dans le temps. À titre d’exemple, si l’âge effectif de départ est repoussé d’un an par ces choix individuels, l’économie pour les régimes de retraite est de 10 milliards d’euros » affirme le PS.

>> Réforme des retraites : le contre-projet du Parti socialiste