Rachat de trimestre : les futurs retraités mieux informés


 

A A compter du 27 mars 2015, les actifs pourront racheter des trimestres de cotisation à la retraite en toute connaissance de cause. Il est effet possible d’effectuer des rachats de trimestre, dont l’appellation technique est « versement pour la retraite » (VPLR), au titre des années d’études supérieures et, dans le privé, également au titre des années incomplètes de cotisation (temps partiel, petit boulot, chômage non indemnisé…). Les actifs peuvent ainsi racheter jusqu’à 12 trimestres pour compléter leur durée de cotisation et éviter ainsi de subir une décote sur leur future pension. Mais encore faut-il savoir si cette opération (coûteuse) vaut le coup.

D’où le décret publié le 26 mars au Journal Officiel qui remet à jour l’information préalable au VPLR. Au lendemain de la parution du décret, celle-ci devra intégrer l’allongement de la durée de cotisation instauré par la dernière réforme des retraites. La loi du 20 janvier 2014 prévoit une augmentation de 2020 à 2035 d’un trimestre de cotisation supplémentaire tous les trois ans. La durée de cotisation va ainsi passer de 167 trimestres pour les actifs nés en 1958 à 172 trimestres pour ceux nés à partir de 1973.

Par ailleurs, sera également mentionnée la nouvelle table de mortalité désormais en vigueur pour calculer les rentes viagères (versées jusqu’au décès). En étant informé de la nouvelle durée de cotisation exigée pour bénéficier d’une retraite à taux plein et de l’espérance de vie réactualisée, les actifs disposent des données suffisantes pour déterminer s’il est ou non intéressant financièrement pour eux d’opérer un rachat de trimestre. Un VPLR coûte, il est vrai, cher : jusqu’à 6.700 euros le trimestre racheté à 62 ans.

 

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