Recul du départ à la retraite pour les chômeurs seniors


L'accord sur l'assurance chômage adopté le 22 mars 2014 par les partenaires sociaux instaure un maintien des allocations pour les demandeurs d'emploi jusqu'à 62 ans, soit le nouvel âge légal de départ à la retraite.

une agence Pôle Emploi

 

Les demandeurs d’emploi sexagénaires vont bénéficier des allocations chômage un an de plus. Parmi les mesures instaurées par l’accord sur l’assurance chômage signé dans la nuit du 21 au 22 mars 2014 par le patronat et les syndicats (hormis la CGT et la CFE-CGC), gestionnaires de l‘Unedic, figure un allongement de la durée d’allocation pour les seniors.

A compter du 1er juillet 2014, les chômeurs nés à partir du 1er janvier 1955 et qui justifient de tous leurs trimestres de cotisation à la retraite pour bénéficier d’une pension à taux plein (sans décote) auront la possibilité de toucher leur allocation chômage jusqu’à 62 ans au lieu de 61 ans actuellement. Ce recul résulte du report de l’âge légal de départ à la retraite de 60 à 62 ans d’ici 2017 instauré par la réforme des retraites de 2010.

 

Nouvelle contribution pour les salariés de 65 ans et plus

Par ailleurs, les demandeurs d’emploi nés à compter du 1er janvier 1955 mais qui n’ont pas le nombre de trimestres requis vont pouvoir percevoir leurs allocations chômage jusqu’à 67 ans et non plus jusqu’à 66 ans. Là aussi, le décalage vient du recul de 65 à 67 ans de l’âge de retraite à taux plein (à partir duquel la décote est supprimée) mis en place par la loi Woerth du 9 novembre 2010.

Les seniors sont également mis à contribution pour restaurer les finances de l’Unedic dont le déficit pourrait atteindre 22 milliards d’euros d’ici fin 2014 et 37 milliards d’euros en 2037. L’accord du 22 mars prévoit la création d’une contribution spécifique de solidarité versée au régime d’assurance chômage pour les salariés de 65 ans et plus. Ces derniers étaient jusqu’ici exonérés de cotisations chômage. Le taux de cette contribution sera équivalent au droit commun, soit 6,4% (dont 4% à la charge de l’employeur et 2,4% du salarié).

 

Les mesures phares de l’accord du 22 mars

– Abaissement de l’allocation journalière de 57,4% à 57% du salaire de référence
– Augmentation du délai de carence de 75 à 180 jours en cas d’indemnités supra-légales
– Possibilité de stocker les indemnisations au chômage pour les demandeurs d’emploi qui retrouvent du travail
– Abaissement de l’ouverture de nouveaux droits de 610 heures à 150 heures pour les chômeurs ayant une activité réduite
– Plafonnement des indemnités des intermittents du spectacle à 175% du plafond annuel de la Sécurité sociale.